Londres : l'acharnement terroriste

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce lundi sur le nouvel attentat qui a frappé Londres ce week-end.

Ce matin en Une de vos journaux des hommes en casque et gilet pare-balle, arme au poing.
Libération : Londres en résistance.
Le Figaro : Theresa May veut éradiquer l’extrémisme.
La Dépêche du Midi : l’acharnement terroriste.

De son côté, Aujourd’hui en France a eu accès au projet Macron sur la réforme du droit du travail : une "évolution radicale", entre négociations d’entreprise et simplification des institutions représentatives des salariés : Révélations sur les ordonnances Macron.

Londres

On en appelle à la solidarité européenne ce matin. Et si certains en profitent pour expliquer que l’heure ne devrait pas être au repli et que le Brexit, c’est mal, la plupart des commentateurs ont surtout retenu le "it’s enough" de Theresa May. "Une phrase laissant augurer une prise de conscience, écrit Sébastien Lacroix dans l’Union. Elle a regretté que le pays se soit montré trop tolérant, notamment en acceptant le communautarisme. Convaincu qu'en abandonnant des quartiers ou des villes entières à la communauté musulmane, il achetait la meilleure assurance contre le djihadisme. La tolérance britannique a permis à l'intolérance islamique de s'épanouir. Puisse la France s'en inspirer pour rétablir les lois de la République dans tous ses territoires". Dans Le Républicain Lorrain, Pierre Fréhel s’inquiète : "Jusqu'à présent, les citoyens européens ont fait preuve d'une solidarité sans faille face à ces épouvantables massacres. Mais l'épreuve deviendrait insupportable si le basculement des actes de guerre sur l'Europe s'accélérait. C'est alors l'opinion qui pourrait basculer à son tour dans une lutte ouverte contre l'ennemi intérieur". Seule une réponse ferme, mais aussi de long terme pourra l’empêcher.

Conservation des données

Le Monde nous apprend qu’une décision de la Cour de justice de l’UE en date du 21 décembre, et passée inaperçue, pourrait compliquer largement la tâche du renseignement. Elle établit, au nom de la non-ingérence dans la vie privée, que seule une menace grave peut justifier la conservation des données par les opérateurs et fournisseurs d’accès à internet. Hélas, à part dans Minority Report, on ne sait pas à l’avance sur qui l’on va enquêter. Les services de l’État ne doivent pas accéder aux données des individus mais Le Figaro nous raconte comment les individus fournissent gracieusement leurs données à tous les créateurs d’application qui les transforment en poules aux œufs d’or. En tête, le sommeil, la nouvelle obsession des cadres stressés. Pour cela, une méthode de conditionnement des internautes. Les universités possèdent des laboratoires de persuasion technologique où l’on étudie la psychologie et l’économie comportementale pour savoir sur quel bouton appuyer dans le cerveau des individus pour les inciter à penser ou agir de telle ou telle façon en jouant, par exemple, sur les stimulations et le besoin de récompense. Mais à côté de ça, au nom de la protection des libertés, on limite les moyens des enquêteurs.

Livraison express

Libération nous raconte comment le géant de la distribution aux Etats-Unis, Walmart, connu pour son management brutal, vient de trouver un nouveau moyen de réduire ses coûts. Moyennant un petit supplément de salaire, et sur la base, bien sûr, du volontariat, les salariés vous apportent votre paquet sur le chemin du retour puisque, sur les 1,4 millions de salariés, il y en a toujours un qui habite près de chez vous.


Le Monde consacre un dossier au crépuscule des boîtes de nuit de province. Les jeunes préfèrent se retrouver entre amis, dans leur cercle. On ne côtoie plus les inconnus. Pourtant, il est une musique qui fédère toujours autant. Elle ne figure plus dans le top 20 des musiques diffusées en discothèque mais il paraît que ses notes d’introduction font se précipiter toutes les générations sur la piste de danse dans les mariages (SON). C’est l’effet Connemara. À l’origine, un orgue électronique oublié au soleil sur la plage arrière d’une voiture et qui produisait un son de cornemuse. D’où l’idée d’une chanson écossaise mais, à la bibliothèque, il n’y avait qu’une documentation sur l’Irlande. Ça marche toujours même si aujourd’hui ce n’est pas Dublin mais Londres qui est le cœur de l’Europe.