L'exploit de Thomas Coville à la Une

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Parti le 6 novembre sur son multicoques pour un tour du monde en solitaire et sans escale, le Breton a pulvérisé le record en 49 jours dimanche.

Ce matin en Une de vos journaux, de la voile, des djihadistes et des tweets...

Le Parisien : Thomas Coville "Quel exploit !"

L’Equipe : Coville pulvérise le record et une importante place pour les champions Teddy Riner et Emilie Andéol élus champions des champions France par le quotidien sportif.

Libération : "Terrorisme : Comment la France tue ses djihadistes" pour une enquête sur la politique d’assassinats ciblés

Le Figaro : "Le Noel sombre des Chrétiens d’Orient"

L’opinion : décrypte le "Monde de Trump en 25 tweets"

>> L'exploit de Thomas Coville

Et d'abord le héros du jour avec cet aveu déroutant de Cathy, la femme de Thomas Coville dans l’Equipe, "peut-être que Thomas va enfin arrêter de penser qu’il est une m... ". Ce ne serait donc pas la confiance qui fait atomiser les records autour du monde après quatre tentatives : mais bien le doute ! Libération raconte qu’avec son préparateur mental, Coville a pratiquement arrêté de se "flageller".

Pour Le Parisien, il y a un autre vainqueur, c’est le sponsor : Sodebo. 18 ans de collaboration avec le roi du sandwich, deux millions et demi d’euros investis chaque année depuis la première transat Jacques Vabre gagnée en 1999 par Thomas Coville. Deux millions et demi pour le bateau, mais aussi l’élaboration des repas (à la calorie près). Certains salariés de Sodebo ont joué les ambassadeurs en tournant des reportages et en les diffusant aux collègues. La voile c’est le paradis du sponsoring racontent plusieurs acteurs du secteur : la taille des voiles et des coques de bateaux sont des emplacements parfaits pour les logos. Dans la case "statut", le navigateur Jean Le Cam aurait même indiqué : non pas "Navigateur", mais "afficheur de publicité".

>> Les zones d’ombre de la guerre contre l’EI 

Alors que l’Allemagne s’interroge sur ses propres djihadistes suite à l’attentat à la voiture bélier de la semaine dernière à Berlin, le nombre de Français tués en Syrie ou en Irak n’a jamais été aussi élevé, d’après Libération qui titre sur "les zones d’ombre de la guerre contre l’EI". Trois personnes abattues début décembre, dont une qui avait été condamnée en 2014 par la justice française et qui était recherchée pour son rôle probable dans la gestion des opérationnels de l’organisation Etat islamique.

En octobre, le six, une frappe de l’armée française éliminait un autre membre de l’EI soupçonné d’avoir piloté à distance l’attentat raté contre une église de Villejuif. Faut-il parler d’opérations "homo (pour "homicides") ? L’expression avait surgi dans le public avec la parution du livre Un président ne devrait pas dire ça où François hollande reconnaissait en avoir ordonné quatre. En réalité, Français Hollande n’en aurait autorisé aucune selon Le Point qui cite plusieurs sources bien informées : la DGSE aurait en effet le monopole de ces opérations réalisées au sol, par une personne seule ou une équipe très réduite avec poison ou arme à feu.

La version officielle ne varie pas toutefois : "la France ne cible pas d’individus !", certifie le directeur du renseignement militaire, le général Gomart, dans Libération et ce contrairement aux Etats-Unis, à la Grande Bretagne ou à Israël. Et les djihadistes seraient tués parce qu’ils seraient "au mauvais endroit, au mauvais moment". En droit international, il est légitime de tuer des soldats ennemis, rappelle Laurent Joffrin, mais répréhensible d’abattre un meurtrier poursuivi en justice. Et c’est normal ! dit l’éditorialiste de Libération. Sauf que ce n’est que la version officielle. Et que toutes sortes d’indices incitent à penser le contraire.

>> Twitter dans une mauvaise passe

Nicolas Rauline dans Les Echos revient sur le parcours boursier chaotique (-29% cette année), les départ de hauts cadres dirigeants juste avant Noël, mais voilà surtout que Twitter aurait gonflé de 35% les chiffres de vidéos vues qu’il donne à ses annonceurs. Twitter s’expose désormais au rachat, sauf que plus personne n’en veut (ni Google, ni Apple, ni Disney). Le site n’a toujours pas dégagé le moindre bénéfice ! 

Pas sûr en tout cas que ce soit la meilleure publicité pour Twitter, mais L’Opinion décrypte le "monde de Trump en 25 tweets", le président américain élu à défaut de prononcer de grands discours sur sa future politique étrangère, évacue les problèmes en 140 caractères. Par exemple sur le nucléaire, pour annoncer qu’il veut renforcer l’arsenal américain. Elizabeth Guidel à New York explique le casse-tête pour les services de sécurité de la Maison blanche qui vont essayer de la convaincre d’avoir trois téléphones, dont un qui ne servirait qu’à Twitter.

>> Une bizarrerie langagière

Fillon, Macron, Mélenchon, Hamon, Peillon… Même ambition… et même terminaison ! Michel Schiffres dans l’Opinion souligne ce signe du hasard, à moins que ce soit l’habitude de chasser en meute. Jusqu’ici Giscard, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, il n’y avait pas moyen de confondre. Après la pensée unique, voici donc les candidats tentées par la consonance unique qu’il faudra bien départager : et la question finale de Michel Schiffres (qui se fait plaisir sur ce coup-là) : qui sera le roi des "on" ?

Revue de presse réalisée par Bérengère Bonte.