L'exécutif sonne la riposte

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Les critiques de François Hollande et de François Bayrou ont agacé l'exécutif, qui riposte vendredi matin, et notamment par voie de presse.

À la Une, la réponse de l'exécutif aux récentes critiques, celles de François Hollande et de François Bayrou, notamment. Des critiques qui ont agacé le chef de l'Etat et le Premier ministre, titre Le Dauphiné Libéré. Du coup, ils envoient des ministres en première ligne pour défendre l'action du gouvernement.

Deux d'entre eux parlent ce matin, dans la presse quotidienne régionale... Gérald Darmanin, dans Nice Matin, et Bruno Le Maire, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Tous les deux répètent que les Français vont bien gagner du pouvoir d'achat dès le 1er janvier, et ce en dépit de l'étalement de la baisse des cotisations sociales. Bruno le Maire qui fait, également, quelques annonces : le plafond du chiffre d'affaires des autoentrepreneurs sera doublé, dès l'an prochain. Et le crédit impôt recherche, tel qu'il existe aujourd'hui, sera sanctuarisé. Il pourrait même être amélioré - déplafonné, dit le ministre de l'Economie et des Finances - qui précise que tout cela devra quand même tenir compte "des contraintes budgétaires".
La rentrée de l'opposition est à la Une, également. Rentrée en ordre dispersé - façon "puzzle" titre La Croix, qui explique que "plusieurs partis sont en phase de reconstruction après le grand chambardement électoral du printemps". C'est le cas, notamment, des Républicains. "Opération reconstruction" annonce en première page La Dépêche du Midi. "Fracturée, la droite peut-elle se ressouder?", se demande le journal. Question posée à Alain Juppé, dans Sud-Ouest. "C'est l'un des enjeux de la rencontre de ce weekend", répond l'ancien Premier ministre, qui organise un séminaire dans sa ville de Bordeaux. L'objectif  - dit-il dans cet entretien - est de réaffirmer nos valeurs, de mieux définir notre droite, une droite humaniste, patriote, optimiste et franchement européenne. Alain Juppé veut faire entendre ses idées aux candidats à la présidence des Républicains. Candidats dont l'un de ses proches, Maël de Calan, pourrait faire partie. C'est le seul nom cité par le maire de Bordeaux dans cet entretien.
Les appétits sont nombreux aussi au sein du Parti socialiste, laminé à la présidentielle et aux législatives. Le PS qui devrait bientôt changer de nom, raconte Le Parisien/Aujourd'hui en France. Un projet porté par Stéphane Le Foll, qui est en train, en ce moment, de tester une idée auprès des cadres du parti, réunis à la Rochelle. Cette idée - la voici : LES SOCIALISTES. "Les gens trouvent ça bien, comme nom", affirme le député de la Sarthe. "C'est une manière de dire que désormais la pluralité de la famille socialiste est admise", analyse une linguiste interrogée par le journal. Un optimisme que ne partage pas une militante PS. "C'est charmant, mais si c'est pour changer seulement l'emballage, non merci", dit-elle. Un expert des marques, critique, pense qu'au travers de ce nom - les Socialistes -, "on sent le désarroi des dirigeants socialistes, on sent leur volonté de changer sans vraiment y parvenir".
Dossier d'acier en Une de Libération. "Robots tueurs : ce n'est plus de la science-fiction" - titre le journal, qui relaie le signal d'alarme lancé par des chercheurs et des entrepreneurs du monde entier. "Il faut réglementer ces machines de guerre", écrivent-ils dans une lettre ouverte adressée aux Nations Unies. "Nous n'avons plus beaucoup de temps" ajoutent-ils. Ils s'inquiètent de ces robots armés bientôt capables de se déplacer et de prendre seuls - en fonction d'un algorithme interne - la décision d'éliminer ou non une cible, qui se présente à eux. Des robots que l'armée américaine développe à un rythme très élevé depuis 2001. Un programme de robotisation sans équivalent - 15 milliards d'euros d'ici 2018. Ce qui fait peur, c'est la possibilité de voir l'intelligence artificielle échapper aux concepteurs. "Le paradoxe dans tout cela, relève un chercheur - c'est que le développement des robots tueurs doit beaucoup aux recherches d'entreprises - telles que Tesla, dirigée par l'un des signataires de la lettre - Elon Musk.

Un rêve devenu réalité, pour terminer. Celui d'Ousmane Dembélé - nouveau joueur du FC Barcelone. "Bienvenue chez les géants", titre L'Equipe. L'attaquant de 20 ans devient le 2e footballeur le plus cher du monde - 145 millions d'euros, bonus compris. Excellente opération financière pour son ancien club, Dortmund, qui l'avait acheté 15 millions l'an dernier. Un prix multiplié par 10 en un an - symbole de la trajectoire vertigineuse de ce joueur bourré de talent - passé en deux saisons de Rennes au Barça. Une trajectoire qui peut encore monter. "S'il s'adapte bien, il peut se hisser très haut, très rapidement", conclut Vincent Duluc.