Les politiques et Nabilla : même combat !

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce mercredi sur cette drôle de campagne où les candidats doivent se prêter au jeu des selfies.

Ce matin en Une de vos journaux il y a les enfants victimes et les enfants bourreaux :
Le Parisien : Enfants maltraités : Briser la loi du silence.
Libération : Procès : Terroristes et mineurs.

Mais on n’échappe pas non plus à la politique :
Le Figaro : Comment François Fillon veut relancer sa campagne ?
L’Opinion : Accord Hamon-Jadot : Le PS dans l’enfer vert.

À noter qu’Emmanuel Macron n’est pas en Une de l’Express cette semaine. C’est Brigitte Macron, femme d’influence.

Drôle de campagne

Les politiques et Nabilla, même combat. C’est le signe de l’époque, la campagne 2017 se fait à coups de selfies. L’Express nous raconte comment les candidats sont obligés de se plier à ce petit jeu de la proximité. Celui qui refuserait écoperait d’une image de froideur. Et puis, ce serait le signe que quelque chose ne va pas, qu’on se prépare à la défaite. Mais il y en qui refusent cette soumission à la mode égotique. Jean-Luc Mélenchon, alpagué par deux jeunes gens dans une brasserie du 10e arrondissement, accepte de bonne grâce avant de s’agacer quand ils réclament un 2ème cliché. "Qui supporte d’être traité comme un objet ? J’ai attendu d’avoir 60 ans pour découvrir ce que ça fait d’être une belle fille. Je me tape tous les relous de la rue". Mais dans Les Échos, Cécile Cornudet explique que tous ne font pas campagne de la même façon. Si Emmanuel Macron et Marine Le Pen surjouent les selfies, François Fillon et Benoît Hamon ont pour l’instant négligé le contact avec les Français. "Le rêve serait une campagne sans caméra", lance le premier, obligé de privilégier les portes dérobées pour éviter les concerts de casseroles. Pour Benoît Hamon, ce sont d’autres raisons qui l’ont incité à délaisser les marchés.

Hamon et le PS

Dans Le Monde, un ministre, sous couvert d’anonymat, résume le dilemme des élus socialistes : "Nous avons le choix entre un candidat qui est un type bien mais avec un programme dingue, ou un dingue avec un programme plutôt bien". Benoît Hamon et Emmanuel Macron. Quant à l’accord entre le PS et EELV, Le Parisien nous dit qu’il recueille de la part des parlementaires des commentaires variés mais assez unanimes : psychédélique, extravagant, irrationnel. "On en vient presque à regretter la synthèse émolliente d’un Hollande, écrit Rémi Godeau dans l’Opinion, tant l’incapacité des candidats à rassembler contribue au grand flou de cette campagne présidentielle". Le Canard Enchaîné nous raconte la mise en garde de Bernard Cazeneuve en Conseil des ministres le 24 février : à partir du 24 mars, il ne sera plus possible pour les ministres de se déplacer à titre officiel pour défendre la politique du gouvernement sans que ce déplacement soit imputé sur les comptes de campagne du candidat qui défend le bilan du gouvernement. Cri du cœur de Laurence Rossignol : "Mais quel est le candidat qui défend notre bilan ?".

Trump et le rêve d’impeachment

Le mot revient assez souvent dans les commentaires. Au point que Le Figaro s’est intéressé à la proximité qui peut exister entre le profil de Donald Trump et celui de Richard Nixon. Nixon et Trump ont en commun d’être allés chercher leur électorat par-dessus la tête des élites, note l’ancien conseiller du 37ème président des États-Unis. Mais si le premier était arrivé magnifiquement préparé, le second ne l’est pas. Cependant, les fuites incessantes qui proviennent des services de renseignement et de la bureaucratie sont très similaires, remarque le frère de Richard Nixon. Elles visent à tuer dans l’œuf les stratégies en cours d’élaboration. Est-ce que cela peut aller jusqu’à l’impeachment ? La presse en rêve mais il reste à Donald Trump le soutien des républicains du Congrès. Le risque parait pour l’instant contenu.

Sacré Cœur

Libération nous raconte qu’un habitant taquin du 18ème arrondissement a proposé d’inscrire au budget participatif de la Mairie la démolition du Sacré Cœur. Le motif : c’est une verrue versaillaise qui insulte la mémoire de la Commune. Qui se souvient en effet que ce chou à la crème a été placé au vu et au su de tous les Parisiens pour leur faire expier la Commune ? Quel souvenir reste-t-il dans Paris de ces milliers de fusillés et de déportés ? Le mur des fédérés, deux plaques commémoratives. Alors, plutôt que de détruire le chou à la crème, un peu d’histoire, un peu de transmission.


Vous avez déjà entendu cette idée selon laquelle les beaux gagneraient plus que les laids. Les pages Sciences et Médecine du Monde (rubrique improbablologie) nous apprennent que c’est un mythe. Des chercheurs ont testé 20.000 jeunes gens suivis de leurs 16 ans à leurs 29 ans. Non seulement les beaux ne sont pas favorisés. Et s’ils gagnent mieux leur vie, c’est sans doute lié à une meilleure santé ou à des traits de personnalité positifs, mais il y a une prime aux crapauds. Les très moches s’en sortent mieux, toutes choses égales par ailleurs. Les précédentes études n’ayant pas distingué entre le tout venant des laids et la crème des ultramoches, étaient passées à côté de cette revanche magnifique. La vie, ce n’est pas comme une campagne présidentielle, ce n’est pas un concours de beauté.