Les inconnues des législatives

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce lundi sur la campagne des élections législatives qui est bien lancée.

Ce matin en Une de vos journaux les urnes se profilent déjà :
La Dépêche du Midi : les inconnues des législatives.

De fait, il y a de nouveaux venus :
La Croix : des candidats tout neufs.
Le Courrier Picard : Trois semaines pour devenir député.
L’Opinion : Droite : une campagne sous anesthésie.
Le Figaro : La bataille des législatives est lancée.
Libération : Élections législatives : Macron à quitte ou double.

Législatives

"Si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons plus rien". Paul-Henri du Limbert, dans le Figaro, se fait un plaisir de rappeler cette sentence d’un certain François Bayrou, en 2002, refusant de s’enrôler dans l’UMP. "Comme matériel de survie, confirme Jean Levallois dans La Presse de la Manche, les formations politiques traditionnelles en appellent au rejet du parti unique pour éviter leur propre naufrage". Certes, Libération souligne la frustration des marcheurs abandonnés, là où leur parti a préféré ne pas présenter de candidat, mais la presse souligne surtout le casse-tête dans des circonscriptions où deux candidats se réclament de Jean-Luc Mélenchon, où la candidate investie par LR penche vers la majorité présidentielle. Bref, où l’on ne comprend plus grand-chose. Dans Le Parisien, Ranson dessine un couple devant les panneaux électoraux : "Je vais voter pour celui qui soutient Macron". "D’accord, mais lequel ?"

Paysans

C’est aussi dans Le Parisien-Aujourd’hui en France qu’on trouve le récit de la fuite mortelle d’un éleveur bovin après un contrôle vétérinaire qui a mal tourné. Il a été abattu alors qu’il avait lancé sa voiture contre les gendarmes. Un fait divers, certes, touchant un homme visiblement fragile, mais un récit, aussi, de la solitude des agriculteurs et de l’ampleur des contrôles qui régissent leur profession. Sur le département de Saône-et-Loire, trois suicides en un mois.

Vivendi

Très loin de là, Libération célèbre les noces de Vivendi et Havas, unis par les gains sacrés du mariage. Le groupe de Vincent Bolloré va racheter celui présidé par son fils et le journal s’interroge sur les dessous de cette opération permettant d’éponger les dettes du groupe Vivendi au prix, peut-être, d’une avantageuse surévaluation du géant de la publicité. Les comptes de Vivendi, qui débordaient après plusieurs cessions d’actifs, ne sont plus florissants après une distribution de 9 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires. Et lorsque l’opération sera bouclée, la trésorerie tombera de nouveau dans le rouge. Mais pendant qu’on jongle avec les milliards, le groupe produit du contenu. Sur C8 par exemple. Le site Atlantico revient sur la séquence dans laquelle Cyril Hanouna piégeait des homosexuels sur un site d’annonces téléphoniques pour mieux les ridiculiser à l’antenne. Les dirigeants des principales associations de défense des homosexuels ont donc défilé pour expliquer à Cyril Hanouna que cela ne se fait pas mais qu’évidemment, personne ne le soupçonne d’être homophobe. C’est réservé aux opposants à la PMA ou au Mariage pour tous. Une brève du Parisien nous explique que Cyril Hanouna est d’ailleurs très en colère et qu’il se paiera le luxe de porter plainte contre le CSA. 

Fan Fictions

Le supplément Époque du Monde nous apprend qu’il existe un monde parallèle dans lequel Harry Potter est un jeune loup de Wall Street et Dark Vador fait son coming out. Sur internet, des sites permettent aux fans de continuer leurs œuvres favorites. Une sorte d’hommage délirant pour maniaques des classifications puisqu’il existe toutes sortes de catégories. Donald Trump et François Hollande ont été franchisés récemment. Cela dit, en politique, la réalité dépasse en ce moment la fiction.


Selon un sondage publié dans Aujourd’hui en France, le recyclage serait un des points de friction les plus fréquents dans un couple. Pour 45% des personnes, si l’autre ne trie pas ses déchets, c’est rédhibitoire, alors que les idées politiques le sont pour seulement 35%. Surtout depuis que la politique ne s’apparente plus au recyclage.