Les enjeux de la survie d'une civilisation

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce lundi sur l'émotion et la dignité qui ont marqué les commémorations du 13 novembre.

Ce matin en Une de vos journaux il y a des enjeux qui relèvent de la survie d’une civilisation. Les journaux se souviennent de ce vendredi 13 d’il y a un an.
L’Écho de la Haute Vienne : L’empreinte indélébile.
Le Courrier Picard : L’émotion et la dignité.
L’Humanité : Réparer les vivants.

Et puis il y a l’immédiat : Ils sont en rang d’oignons :
Paris-Normandie : La dernière ligne droite.
Le Figaro : Primaire : Les écarts se resserrent.

Et Le Parisien brise un tabou : Enseignants : Pourquoi l’école recrute au rabais. Entre 2012 et 2016, les chances de réussir le concours de professeur des écoles ont été multipliées par deux. Le chantier d’un quinquennat.

Trump

Certains ont toujours du mal à s’en remettre. Ceux qui n’aiment pas l’incertitude : Les Échos : Donald Trump rebat toutes les cartes sur les marchés. Une confusion qui permet à Wall Street de battre des records. Comme quoi, il y en a qui s’en sortent toujours. Mais en Une de Libération, c’est le front anti-Trump avec une jeune fille qui porte sur son front l’inscription Not my President. Le journal qui se scandalisait, quelques jours avant l’élection, du risque de voir le clan Trump refuser le verdict des urnes s’enthousiasme pour la contestation. Beaucoup plus intéressante est l’interview, dans L’Opinion, de Carlos Diaz, entrepreneur installé à San Francisco. "Le mur de Trump, c’est la Silicon Valley qui l’a construit, dit-il. Cela fait des années que nous nous protégeons de l’autre Amérique, cette Amérique rurale, traditionaliste, ringarde et analogique. Cette Amérique désœuvrée qui aimerait tant travailler et gagner de quoi payer ses crédits, pendant que nous, bien confortablement installés dans nos villes hors de prix, nous autres progressistes numériques à la mode, nous travaillons sans vraiment travailler et dépensons des millions sans véritablement rendre de comptes, persuadés que nous sommes en train de rendre le monde meilleur. Nous fabriquons des technologies de plus en plus sophistiquées, mais nous en sommes les seuls bénéficiaires. La démocratie s’est rappelée à nous".

Terrorisme islamiste

Il y a les commémorations du 13 novembre et il y a l’entretien, sur le site Figarovox, avec la journaliste de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui qui s’attaque à la banalisation de l’islamisme militant. "Le concept d'islamophobie est une imposture intellectuelle fondée sur une confusion délibérée entre l'islam en tant que dogme, l'Islam en tant que civilisation, et les musulmans considérés comme une communauté monolithique et non pas comme des individus. En réalité, ce que l'on nous désigne comme de l'islamophobie est souvent un rejet des manifestations ostentatoires et militantes d'un islam revendicatif. Les islamistes qui crient au racisme le vident de sens, car pour eux, il n'est pas une lutte pour l'universalisme, pour gommer les différences entre les êtres humains, mais plutôt un combat pour imposer leur propre différence comme un universel". Petit manuel de résistance républicaine, au nom de l’universalité.

Conquête de Mars

Allez, on change d’air, on cherche de meilleurs horizons. National Geographic nous apprend tout sur la future conquête de Mars. Je ne vous conseille pas les photos du pudding liquide à la banane époque Apollo et des toutes dernières crevettes en sachets plastique utilisés sur la station spatiale internationale, ça vous démotiverait. Mais les paysages sont à couper le souffle, et comme le dit Kenny Todd, directeur des opérations d’intégration de la station spatiale : "Il faut commencer par du rêve. Et les choses deviennent réelles à un moment ou à un autre".


Plus vertigineux que Mars, il y a le couple. Dans Elle, Alix Girod de l’Ain s’interroge sur la vérité des vieux couples. Quand on vous dit : quelle merveille, un homme qui connait vos défauts, vos qualités, vos goûts. La journaliste, en direct, crie : "Didier, c’est quoi ma taille de fringues ?" Pas de réponse. Première info : passés dix ans de vie commune, le conjoint ne vous écoute plus du tout. Puis la réponse : B (ce qui n’est pas une taille de vêtement). Autre info : la réussite d’un couple au long cours relève plus d’une chance de gagnant au loto que d’une connaissance intime de l’autre. Et la joie d’avoir les mêmes enfants, de pouvoir engueuler un jeune qui fait des trucs débiles sans s’entendre dire "Laisse, t’es pas ma mère". "La vérité, c’est qu’élever les enfants de son propre couple est épuisant. Quand les jeunes font n’importe quoi, on ne peut pas s’en prendre à la nullité du conjoint absent, on est bien obligé d’aller secouer son mec sur le canapé pour lui rappeler à quel point il n’est pas à la hauteur". Comme un candidat qu’on a élu. Il faut supporter. En plus, il faut accepter le choix des autres, de la majorité. Même quand elle vote mal.