Les Britanniques résidant en Europe "oubliés" par leur gouvernement

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse revient sur le sentiment d'abandon de milliers de Britanniques qui résident dans les autres pays européens. Ils sont de plus en plus à demander une autre nationalité.

Les mots sont forts. "Oubliés, ignorés"… Voilà comment se sentent des milliers de Britanniques, installés sur le continent. Oubliés, ignorés par leur gouvernement, un peu plus d'un an après le Brexit. Un sentiment qui les pousse à chercher une autre nationalité. Le Figaro est allé à leur rencontre. "Nous sommes comme des pions, notre vie est en suspens", raconte une Britannique qui vit en Poitou-Charentes depuis quelques années. "Londres n'a pas pris la mesure de la complexité de notre situation", explique-t-elle. Du coup, elle pense sérieusement à demander la nationalité française, à l'image de milliers de ses compatriotes. Des demandes qui ont explosé l'an dernier, en France : +254% par rapport à 2015. Et les chiffres sont similaires en Allemagne, où le nombre de Britanniques naturalisés a bondi : +361% en 2016, année du Brexit. 

Ces demandes ne sont pas seulement effectuées par des Britanniques vivant sur le continent. Elles le sont également par ceux qui résident au Royaume-Uni. "Eux aussi cherchent les moyens de s'offrir un second passeport", écrit Florentin Collomp. Ils se lancent pour cela dans des recherches généalogiques frénétiques. Et se tournent vers des pays aux procédures de naturalisation plutôt souples, comme l'Italie, le Portugal et la Lituanie.

Attention aux œufs contaminés 

Des œufs en une de nombreux journaux, ce matin. "Alerte aux œufs contaminés", titre Centre presse, quotidien de la Vienne où une entreprise agroalimentaire est concernée. C'est le cas aussi dans le Maine-et-Loire. Du coup, l'affaire se retrouve en Une de Ouest-France également. Et en première page du Parisien/Aujourd'hui en France.

Le casse-tête de la vaccination obligatoire

"Vaccin : pourra-t-on choisir ?", se demande La Croix. Le journal s'intéresse à ce qu'il appelle le casse-tête de la vaccination obligatoire. La mesure, annoncée il y a un mois par le gouvernement, suscite beaucoup de protestations. Pourtant, le ministère de la Santé réfléchit à une clause d'exemption pour ceux qui refuseraient cette obligation. "Le sujet est complexe, en particulier sur le plan juridique", explique l'entourage de la ministre. Agnès Buzyn cherche à déminer ce dossier explosif et devrait donner sa décision à la rentrée.

Le ras-le-bol des touristes en Espagne

Imaginez-vous, en vacances, attablé dans un restaurant, quand, soudain, des inconnus entrent, crient et perturbent votre dîner. Désagréable… C'est ce qui est arrivé à quelques touristes, à Majorque, ces dernières semaines. Illustration d'un mouvement croissant en Espagne, celui d'un ras-le-bol contre le tourisme de masse. Il touche les principales régions touristiques : les Baléares, la région de Valence, le Pays basque et la Catalogne, Barcelone, en particulier. Un mouvement mené par quelques groupuscules anticapitalistes et nationalistes. "Ne laissons pas dénaturer notre région", disent-ils, partant du constat que l'afflux massif de touristes transforment des quartiers et rendent la vie quotidienne plus chère…

Leurs actes sont de plus en plus fréquents et ils inquiètent. Car c'est le tourisme qui soutient l'emploi dans ces régions, et plus globalement dans le pays. Reportage à lire dans Libération.

Le vocabulaire de Trump en question

Donald Trump le sait très bien, même s'il feint de le croire… Les mots ont un sens. C'est pour cela que son équipe demande à des fonctionnaires de changer de vocabulaire sur des sujets sensibles, comme le climat. Plus question de parler de "changement climatique". Il faut dire "météo extrême". Ce n'est qu'un exemple des consignes données aux membres du ministère de l'agriculture. Des membres qui tentent de résister. L'un d'entre eux écrivait il y a mois qu'il préférerait ne rien changer, de manière à garantir la valeur scientifique de son travail.

C'est le Guardian qui révèle ces changements sémantiques : inquiétants sur le fond, comme sur la forme. "Tout cela révèle la volonté de Trump de censurer la science au profit de ses objectifs politiques", explique au journal anglais une responsable du Centre américain pour la biodiversité.

Neymar à Saint-Tropez

Loin de ces luttes préoccupantes, l'insouciance de Neymar. Le nouveau joueur du PSG est à Saint-Tropez, depuis deux jours, avec treize de ses amis. Baignade, balade sur un yacht, sortie en boîte de nuit et rencontre attendue avec Beyoncé ! De quoi bien commencer sa nouvelle vie en France. "Ici, c'est Saint-Tropez" s'amuse Var Matin en Une, détournant l'un des slogans parisiens. "Neymar s'éclate à Saint-Trop'", écrit Le Parisien. On espère, pour le PSG, qu'il en fera de même sur les terrains de ligue 1 !