Le système "Admission Post Bac" inquiète la presse

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Pierre de Vilno revient sur ce qui fait la Une des quotidiens nationaux. 

Si la presse en région continue de s'inquiéter de la réforme des territoires, régime minceur pour Ouest France, L'arnaque pour l'Echo de Haute Vienne, d'autres titres s'inquiètent eux, des 87.000 étudiants qui se retrouvent sans rien pour cette année, après les APB : Université, la sélection à tout petits pas, note l'Opinion. Entre tirage au sort et triage par l'échec, le système est à bout de souffle, c'est le master en hypocrisie, écrit Nicolas Beytout : on ne veut pas, surtout pas, parler de sélection, et pourtant malgré les précautions de langage, il s'agit bien là, note notre confrère, de trier des étudiants au sort pour obtenir le droit de s'inscrire dans des matières surencombrées, grand gaspillage de ressources et de talents.

Idem dans Libération Champagne, "dépression post bac", là encore on fait de la sémantique, mais le mot gâchis est à nouveau utilisé. Même si Frédérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, entend transformer le système en 2018. Et dans Libération tout court, interview de la présidente de Lille III Fabienne Blaise, qui dit que oui, il faut quelque chose de plus juste que le tirage au sort cette solution c'est le prérequis, autrement dit une présélection. Mieux, dit-elle qu'une sélection par l'échec Opinion contrée par le vice-président de la FAGE qui prône une meilleur orientation des lycéens.

On lutte contre les incendies dans vos journaux ce matin. Nice matin, alarmante une avec ce feu de Castagniers dont on vous parle dans nos journaux à nous, Incendies, menace des été chauds, c'est la Une de La Croix qui consacre un dossier sur ce fléau en pages deux et trois, avec le changement climatique, les risques s'accroissent, les zones à surveiller s'étendent. Quelques repères: 500.000 hectares sont détruits chaque année en Europe, 24.000 en France, 6.000 communes sont classées "à risque", deux tiers dans le sud et la moitié en lisière de forêt. Et puis cette infographie sur les origines de ces feux, chiffre alarmant: 38% des incendies sont volontaires, oui j'ai bien dit volontaires.

Le Parisien Aujourd'hui en France montre les dents, les crocs de Romain Bardet : "On y croit", on voudrait tellement qu'il puisse succéder à Bernard Hinault cette année. Plus sombre et compliqué le gel entre l'armée et l'Elysée, en page cinq, "Armée et Elysée cherchent sortie de crise", mais pourquoi le Gal de Villiers, 61 ans, atteint par la limite d'âge, vient d'être prolongé dans ses fonctions, dans ce cas, s'interroge mon confrère Henri Vernet. Parce qu'il fait "tourner la boutique", c'est l'homme de tous les rouages, affirme un autre général, bien placé. Tandis qu'un autre gradé y voit là tout simplement une bonne entourloupe: le président Macron laisse entrevoir une hausse du budget, puis finalement c'est Bercy qui annonce la coupe, entretemps, plus de Le Drian, plus de Goulard, une Parly qui vient d'arriver et n'a pas le temps d'arbitrer, résultat: pour recoller les morceaux, c'est Emmanuel Macron lui-même qui pourrait, comme on dit "faire un geste".

Enfin pour terminer, un sourire, un vrai, franc, joyeux: celui du pape François, Le Parisien en page neuf, il se trouve que le Saint Père a accroché à la porte de sa résidence au Vatican un écriteau : vietato lamentarsi, ce qui en italien veut dire: il est interdit de se plaindre, voilà, petit trait d'humour pour cet homme qui, si vous lisez l'article, aime rire. Tout simplement. Il aime se marrer, n'arrête pas de faire des blagues au Vatican, des canulars téléphoniques et dans ses prières, il demande justement à Dieu de lui donner le sens de l'humour.