Le jihad à la gendarmerie

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce jeudi sur l'histoire de cette ancienne gendarme qui s'est radicalisée.

Ce matin en Une de vos journaux on ressent les secousses tectoniques :
Le Monde : L’Europe en plein doute existentiel.
Le Figaro : Trump va-t-il gagner ?
Le Parisien : Ouvriers, fonctionnaires : la tentation FN.
Et puis en Une de l’Opinion, François Bayrou : le centre, c’est moi ! Sur le dessin de Kak, il est en cow boy, Emmanuel Macron veut mettre sa selle En marche sur un petit poney courtaud baptisé centre et Bayrou lui lance : "si tu veux un cheval, étranger, trouve le tien".

Le jihad à la gendarmerie

Le Point met en Une le salafisme et nous décrit par le menu cette sympathique idéologie qui consiste à vivre comme au 7ème siècle à La Mecque. Mais on trouve aussi un article consacré à Elodie.  Elle a 21 ans, elle s’apprête à se marier et le voyage de noces est prévu en Syrie, avec quelques amis pour partir faire le Djihad. Elodie en discute au téléphone avec ses copines qu’elle informe au passage de telle ou telle fiche diffusée dans les services sur un de leurs amis. Parce qu’Elodie est gendarme et elle en profite pour aider. Elle finit par démissionner, poursuit ses activités en lien avec des filières djihadistes jusqu’à ce que son mari soit interpellé pour avoir frappé une de ses sœurs dont il jugeait l’attitude irrespectueuse : elle sortait en boîte. Aujourd’hui, la petite famille est sous bracelet électronique.

Monsanto

C’est l’annonce économique du jour, elle est en Une des Échos : la fusion qui bouleverse l’agriculture mondiale. Le géant Bayer va donc acquérir l’américain Monsanto pour 66 milliards de dollars. Si l’opération réussit, trois multinationales au lieu de six jusqu’à présent contrôleront 60% des semences et les ¾ des phytosanitaires. Dans son éditorial, David Barroux, se désole de la mauvaise réputation de Monsanto. Sous prétexte qu’il a fourni à l’armée américaine le fameux agent orange dont le Vietnam paye encore le prix, sous prétexte qu’il asservit des millions de paysans dans le monde en les obligeant à acheter ses semences OGM, Monsanto est combattu  par des altermondialistes ennemis du progrès. "Certains voudraient nous baigner dans un précautionnisme permanent au moins aussi nocif que la consommation excessive d’herbicides. Le rachat de Monsanto par Bayer devrait être l’occasion d’un débat serein, pas d’une exécution publique sans le moindre procès". Alors chiche, un débat serein sur le lobbying que va désormais exercer Bayer pour tenter d’imposer les OGM en Europe, sur le brevetage du vivant complaisamment autorisé par la Commission Européenne, sur le principe soviétique qui interdit aux paysans d’utiliser leurs propres semences et les rend dépendants d’une multinationale. D’accord pour le débat.

Lapins angora

L’automne arrive mais vous risquez d’avoir moins envie d’acheter un pull après avoir lu Aujourd’hui en France. Un article sur les mauvais traitements infligés aux lapins angora dont une association a filmé le calvaire. Car les lapins ne sont pas tondus, ils sont épilés. Pourquoi ?  Parce que le poil est ainsi plus long et se vend plus cher.  A force, la peau se déchire et les lapins privés de leurs poils meurent de choc thermique en hiver. Le président de l’union professionnelle de lapins angora se défend en expliquant que le confort des animaux s’est beaucoup amélioré. En 2013, un film réalisé dans les ateliers chinois avait incité l’opinion à se tourner vers les élevages français aujourd’hui mis en cause. Conclusion, soit on renonce à l’angora, soit on accepte de le payer plus cher pour que les éleveurs rentabilisent le fait de ne plus épiler mais de tondre le poil. C’est au consommateur de choisir.


Le Boncoin fête ses 10 ans. Dans l’Opinion, une chercheuse nous vante cette économie collaborative dont les utilisateurs "deviennent des individus techno libéraux qui ont une nouvelle manière de fonctionner dans la société par l’idée de réciprocité créatrice". Traduction, ils échangent et s’entraident comme dans les sociétés à échelle locale, avant que l’on ne se mette à produire à l’autre bout du monde. Pour l’occasion VSD nous offre un florilège de petites annonces trouvées sur le site : "suite remise sur pied, échange super fauteuil roulant de collection contre moto roulante". "Je vends une édition One Day de la nouvelle Xbox. Celle-ci n’a jamais servi. Mis à part une fois au micro-onde". "Offre Iphone6 neuf dans emballage contre soirée avec femme. Répondre ici pour 1er contact". Le Parisien nous apprend qu’à la petite fête d’anniversaire, ce soir, il y aura François Hollande. Lui, il cherche à échanger des cadeaux fiscaux contre des voix. Mais l’économie collaborative, ce n’est pas non plus la cour des miracles.