Le cauchemar des incendies se poursuit

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Les incendies prennent encore beaucoup de place dans l'actualité jeudi.

Enfer, cauchemar, les feux de l'été encore très présents ce matin, notamment dans les parutions du sud est et ce titre rappelant certains romans d'anticipation qui se terminent mal, c'est dans Libé : c'est le Feu qui décide. Et puis cette bonne nouvelle dans la Voix du Nord, qui retentit comme un happy end. En couverture, la photo de deux salariés de TIM qui s'enlacent, comme réconfortés l'un l'autre d'un pénible et interminable combat. Le tribunal a désigné la société ATLAS comme repreneur de TIM, conservant ainsi les 471 salariés soulagés.

L'Humanité dégaine à nouveau la cible aujourd'hui: Muriel Pénicaud. Elle aurait réalisé plus d'un million d'euros de bénéfices en une journée. L'ex DRH de Danone a fait ce qu'on appelle une plus-value boursière, en vendant des stock options. Jusque là, rien à dire. Mais le journal affirme qu'elle a touché ce lot de 55.120 actions pour une valeur bien en-dessous de l'action et qu'elle les a revendues aussitôt pour près de deux fois le prix. Le tout dans un climat social perturbé puisqu'en 2013, le groupe s'apprête à supprimer 900 emplois. D'où le journal de mettre en encadré "la ministre du Travail s'est enrichie chez Danone grâce à un plan social boursier". Ça fait beaucoup d'informations en une phrase. Et on attend d'ailleurs ce matin la réaction de la ministre, qui aura sans doute son mot à dire.

Autre info boursière qui fait la Une du Parisien : Fnac et Darty passent à l'heure allemande. Changement de pavillon. La famille Pinault, qui possédait jusqu'ici 24.33% du capital, a annoncé la vente de ses parts à Ceconomy, le champion allemand de l'électronique de grand public. Dans son édito, Jean Marie Montali estime que peu importe la couleur du pavillon, du moment que les emplois sont sauvés. Mais Adeline Daboval ne manque pas de remarquer que Pinault, dans le même esprit, s'était bien séparé de Surcouf, La Redoute, Printemps et Conforama. Dans les magasins, nous dit-on, la surprise est totale. Après, on était à peu près sûrs, les uns et les autres, que la mission d'Alexandre Bompard était de fournir à François Pinault un produit prêt à la vente. C'est donc chose faite.

Libé revient sur la moralisation de la vie politique. Lavage Eexpress peut-on lire en pages 2 et 3. Laver plus blanc que blanc. Expression coluchienne qui marque les réticences tenaces de quelques uns à faire le ménage dans les arrière cours du pouvoir. A l'image du député LR Philippe Gosselin qui affirme : "Vous nous coupez les ailes en supprimant la réserve parlementaire." Sur les lobbys aussi, mystère gagnant dit Libé. Une loi Sapin 2 imprécise, pas un mot censé rétablir la confiance, tout cela est bien flou.

Neymar, un storytelling vers l'infini et au-delà. Libé nous habitue aux titres enlevés. Qu'est-ce que ça veut dire? En langage clair, ça veut dire que c'est du pipo, que Neymar nous balade, qu'on est en pleine fantasmagorie et qu'avec le retentissement de l'affaire, alors que lui n'a pas dit un mot, fait juste monter les enchères pour lui, qu'il reste au Barça ou qu'il parte au PSG.

Dans L'Express qui parait aujourd'hui, l'intelligence des animaux.

Et dans les Inrocks, le sexe en 2017, quand l'homme devient bestial. Tout sur le sexe donc, les pratiques les plus osées, les plus confidentielles comme le pedal pumping. Analyse page 44. Le fantasme du pied sur la pédale d'accélérateur. Gontran, 58 ans, fétichiste, témoigne : "Le va et vient ressemble à l'acte sexuel jusqu'à ce que la voiture, c'est à dire l'homme, démarre, avec un pot d'échappement tremblant et crachant." Des femmes en talons aiguilles, coincées sur une route boueuse, paniquées, écrasant la pédale d'accélérateur, faisant vrombir le moteur, crisser les pneus. Vous pensez que c'est une niche, écrit Maxime Ballesteros, regardez le nombre de vues sur YouTube... Parfois des centaines de milliers et les groupes Facebook, et les comptes Twitter... Derrière, des micro-sociétés de vidéastes, Pedal Lady, Carstuckgirl... Hans et Sara, un couple d'Allemands gère Pedaltube, 4€99 la vidéo à l'unité. Mais il y a aussi la formule abonnement et à la clé entre 2.000 et 6.000 abonnés. Que des hommes, de 25 à 50 ans qui matent le cranking (la voiture qui démarre pas), le revving (pédale à fond) et le stucking (voiture embourbée). Bon visionnage !