La baisse du chômage à la Une de la presse

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La publication de bons chiffres du chômage pour le mois de novembre lundi soir est à la Une de la presse mardi matin.

La baisse du chômage bien sûr dans Les Echos : les baisses de charges paient ! Même si pour L’Opinion : c’est "trop peu, trop tard"

Le chômage aussi dans Le Figaro qui détaille surtout en Une : "Fillon, les préparatifs de son offensive de janvier".

Le Parisien fait lui sa Une sur une cavale meurtrière, celle de ce jeune homme qui a semé la terreur et tué trois fois hier entre Orange et Valence.

Libération revient lui en pleine page sur George Michael OUT !

Et puis les Réseaux sociaux dans la Croix : l’enfermement et une enquête sur la façon dont ils faussent le débat démocratique.

>> Le chômage baisse... trop tard

D’abord le chômage qui baisse et la côte de François Hollande qui s’inverse. Et pour "Partir sur une note positive" comme titre ce matin Libération, le journal s’arrête sur la mise en scène soignée de lundi : visite montée en deux jours après avoir reçu les bons chiffres vendredi. Trouver une start-up à Taverny qui a profité de tous les dispositifs emploi du quinquennat. Faire revenir Myriam el Khomri, qui passait les fêtes en province, pour la faire applaudir par les salariés. Quant à François Hollande « c’est son rapport à lui avec les français, qui se joue désormais » explique un conseiller. "La noblesse de la politique, des promesses tenues". Et quand Libé demande au Président si tout ça lui donne des regrets, il s’en tire comme souvent par un clin d’œil : "On verra au mois de mai, nous n’avons pas dit notre dernier mot".

D’ailleurs, si beaucoup de vos journaux jugent la baisse "trop faible et trop tardive" (la Charente libre, les Echos, le Figaro) certains n’excluent pas que le Président se laisse finalement tenter pour la présidentielle. Le journal de la Haute Marne imagine 6 ou 7 mois de baisse consécutive, un fiasco à la primaire de la gauche : "Tout est possible, écrit Patrice Chabanet, L'homme est assez doué pour déjouer les scénarios écrits à l'avance".

>> L'inquiétude pour Sophie Pétronin

L’inquiétude pour Sophie Pétronin se lit également dans la presse ce matin. La Croix rappelle que les premières heures sont cruciales en cas d’enlèvement. Or deux jours après le rapt à Gao par des hommes armés, on est sans aucune nouvelle de ce médecin nutritionniste qui vit au Mali depuis 16 ans et qui avait échappé de justesse aux islamistes armés au même endroit en  2012.

Ouest France rappelle que treize français ont été enlevés dans cette région du Sahel entre 2010 et 2013, certains libérés, d’autres tués, et que six occidentaux sont actuellement retenus. Depuis octobre, un américain au Niger. Depuis janvier, une suissesse au Mali et un australien au Burkina Faso. Au Burkina également, depuis 2015, un officier de sécurité roumain qui travaillait dans une mine de manganèse. Les plus anciens disparus sont un suédois et un sud-africain enlevés en novembre 2011 dans un hôtel de Tombouctou. Le Sahel où sévissent alternativement Al-Qaida au Maghreb islamique et Boko Haram, rallié à l’organisation Etat islamique.

>> Un monde de héros

Et puis, il y a aussi plusieurs héros dans la presse ce matin. Bien sûr Thomas Coville squatte toutes les Unes du grand Ouest : Télégramme à Brest et Ouest France titrent sur le "Retour triomphal". Un héros solitaire pour qui le retour n’est pas forcément simple. Dans l’Equipe, le dessinateur Soulcié l’imagine en larmes, sur son bateau… 8 jours d’avance ! "Dire que je vais devoir me taper le réveillon, la danse des canards et la bise de bonne année"

Mais dans la catégorie « héros » : je vous invite à découvrir dans Le Parisien la toute première française finaliste du global Teacher Prize : concours d’enseignants les plus innovants doté d’un million de dollars pour le vainqueur : la prof d’anglais dont nous avons tous rêvé : Marie Hélène Fasquel, nantaise, et pionnière en France de ce qu’on appelle "la classe inversée" qui consiste à donner la leçon à lire d’abord à la maison, avant de s’exercer en classe, mais  qui organise aussi des conférence par Skype depuis l’Inde ou la Grèce, ou fait écrire et jouer des soap opéras à ses élèves.

Et puis autre héros : sur la page voisine, le même Parisien nous présente Benoit Leconte, 49 ans, qui se prépare à passer six mois dans l’eau, un Tokyo-San Francisco à la nage soit pas moins de 8.900 kilomètres à raison de 8 heures par jour, d’un bracelet anti-requins et d’un boitier mesurant la radioactivité. Un bateau le suivra aussi pour les repas et les nuits, mais sa vraie préoccupation c’est de ne pas devenir fou. Benoit a donc prévu un planning de pensées pour chaque jour. Première heure : revivre un évènement, comme un anniversaire, deuxième heure : s’amuser mentalement à construire un building (il faut dire qu’il est architecte) etc… Départ au printemps, arrivée à l’automne. 

Revue de presse réalisée par Bérengère Bonte.