Il y a le feu au PSG

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Ce lundi, "Le Parisien" évoque la situation du PSG alors que "L'Équipe" revient sur la défaite de Monaco face à Lyon.

“Paris brûle-t-il ?” se demande ce matin Le Parisien. On s'inquiète ! Alertes pour la sécurité ? Gravissime pollution ? Ouf, il ne s'agit que de foot ! Ce ne sont que les mauvais résultats du PSG qui inquiètent le journal. Pour le coup, c'est vrai, il y a un peu le feu à Paris.

"Les cracks ont craqué" : la Une de L'Équipe. Il n'y a pas que le PSG qui a craqué. Les redoutables Monégasques aussi, étrillés sur leur pelouse 3-1 par Lyon.

Inquiétudes encore, du journal L'Opinion : pourquoi les fonctionnaires et professions libérales sont-elles autant surreprésentés à l'Assemblée nationale ? Comment mieux diversifier les profils ? Du coup, c'est une petite annonce qui fait la Une de L'Opinion : "Assemblée cherche salariés du privé en vue des législatives".

D'autres inquiétudes ce matin, mais "inquiétudes" le mot est peut-être faible cette fois. Celles de L'Humanité pour le sud du Soudan, où s'annonce un génocide. "Le spectre du Rwanda plane sur le Soudan du Sud", titre ainsi L'Humanité.

Restons à l'étranger : aux États-Unis, c'est aujourd'hui lundi que les électeurs doivent entériner l'élection de Donald Trump.

C'est une simple formalité, et pourtant… "Trump, à moins que..." : voilà la Une ce matin de Libération. Le journal constate en effet que les anti-Trump rêvent d'une révolte - d'une révolte des grands électeurs - de dernière minute. Libé rappelle d'abord que Trump a perdu le vote populaire - avec près de 3 millions de voix de moins qu'Hillary Clinton - rappelle aussi cette singularité américaine du collège des grands électeurs qui peut en théorie faire défection et barrer la route de la Maison-Blanche à Trump. D'autant que ces grands électeurs s'expriment dans un contexte extraordinaire : le renseignement américain a conclu que des hackeurs russes avaient bien tenté de jouer sur le scrutin.

Du coup, ces grands électeurs reçoivent de nombreuses pressions de la part de leurs concitoyens, de stars d'Hollywood aussi, pour voter "selon leur conscience". Plusieurs personnalités ont diffusé une vidéo les appelant au sursaut : "Vous avez le pouvoir et l'occasion de devenir dans les livres des héros américains qui ont changé l'histoire."

Libé se fait plaisir ce matin, en titrant : "Dernière chance de virer Trump", tout en reconnaissant qu'il y a quasiment aucune chance que cela arrive !

Revenons en France. François Fillon a été chahuté ces derniers jours sur sa réforme de la Sécurité sociale, sur ses positions sur la Syrie et la Russie de Poutine.

Ce matin, Les Échos annoncent le prochain dossier chaud du candidat de la droite : "les suppressions de postes de fonctionnaires". Fillon s'est engagé, rappelons-le, à réduire de 500.000 le nombre d'agents publics mais le journal prévient : les difficultés pour y parvenir seraient considérables.

Au sein de l'État, le retour à la règle édictée par Nicolas Sarkozy - le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite - serait compliqué. Difficile, vu le contexte, de tailler dans les effectifs de l'armée. Supprimer des postes à l'hôpital ? Attention : dossier ultrasensible préviennent Les Échos. Pour réduire fortement l'emploi hospitalier, il faudrait fermer un grand nombre d'établissements, avertit le journal. Quant à la fonction publique territoriale, Les Échos rappellent que les collectivités locales sont souveraines, même si Fillon peut choisir de continuer à diminuer drastiquement leurs dotations, années après années. Si quelqu'un en doutait encore, pour Fillon, la primaire est gagnée, mais le plus dur reste bien à venir !

Enfin, parents, grands-parents, je suis sûr que cet article du Parisien-Aujourd’hui en France va vous intéresser au plus haut point : "Tous à vos planques !". Comprenez, comment bien cacher vos cadeaux de Noël pour que vos enfants, ou petits enfants, ne les trouvent pas ! Le journal liste les endroits à éviter, trop classiques, trop accessibles : sous le lit bien sûr, dans les tiroirs de l'armoire… Mais conseille en revanche le grenier, dans un carton au milieu des cartons, au fond du panier de linge sale, ou même sous la baignoire, derrière la trappe ! Une lectrice confie au Parisien : “Je n'ai jamais été démasquée.” Elle reconnaît toutefois qu'elle cachait tellement bien ses cadeaux qu'une année, elle n'a jamais retrouvé le cadeau de son fils, qu'elle a dû racheter. Enfin si, elle l'a retrouvé, mais un an plus tard !