Fausses alertes, comment ils sèment la panique

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce mardi sur la fausse alerte à l'attentat lancé par des ados en mal de reconnaissance.

Ce matin en Une de vos journaux la bêtise humaine le dispute au cynisme :
Le Parisien : Fausses alertes, comment ils sèment la panique. Ou le fantasme de toute puissance d’adolescents qui se prennent pour Robin des bois.

Pour le cynisme, c’est dans la Dépêche du Midi : Autoroutes, le plein de hausses.

Libération lance son projet : Présidentielle : Mettons les candidats au travail. Une enquête sur le rapport des Français au travail pour en faire un thème de campagne.

Universités

C’est la Une du Figaro : Le débat sur la sélection revient en force. Dans son éditorial, Laurence De Charrette ironise : "Seule une fine expertise de la psychologie de gauche permet de suivre les méandres intellectuels qui permettent à un ministre d’annoncer une réforme de l’accès au master, sans jamais prononcer le vilain mot de sélection, un terme si mal vu rue de Grenelle que Najat Vallaud-Belkacem lui a préféré celui de recrutement, certes connoté d’une dimension entrepreneuriale, mais salutairement éloigné de la si coupable notion de mérite". Pourtant, nous dit Le Parisien, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur, assume le mot et affirme même qu’il convient à la ministre. "Sinon je ne l’utiliserais pas". Il faut dire que la situation est ubuesque : "Ce pays est-il si riche, demande Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace, qu'il puisse s'offrir en premier cycle de l'enseignement supérieur jusqu'à plus de 80% de recalés ? Dans les disciplines en tension, on a osé recourir au tirage au sort, qui peut disqualifier les meilleurs et retenir des 'touristes'". Des étudiants, nous dit Le Figaro, en sont à contester en justice le refus de leur université de les inscrire en master : la réforme est explosive.

Sommeil

Est-ce que les étudiants s’en sortiraient mieux s’ils évitaient de passer leurs nuits sur les réseaux sociaux ? Une tribune dans Libération alerte : Le sommeil des enfants, un enjeu politique. Parce qu’à l’école primaire, un enfant devrait dormir 11 heures par nuit, au collège, 10 heures. "Les classes sont pleines d’enfants qui baillent et d’adolescents aux yeux mi-clos. On sait que les familles les plus défavorisées sont celles où les enfants accumulent les plus grosses dettes de sommeil". Résultat : problèmes de concentration, hyper-nervosité, mal-être physique. Les solutions ? Faire du sommeil une question d’hygiène, cesser de vendre à la jeunesse l’ouverture des villes 24 heures sur 24 comme le summum de la modernité. Comme la nourriture, le sommeil relève de ce bon sens que nous sommes en train de perdre.

Fébrilité politique

Il y a d’abord la Une du Monde : Départs en série dans les ministères et à l’Élysée. 57 membres de cabinet ont quitté leur poste pour se recaser. Deux fois plus que lors de la précédente mandature. Ça dénote un certain optimisme… Et puis il y a la Une de L’Opinion : Hé oh, la droite. Le journal cherche une vision, un projet novateur chez les candidats de droite. Il n’a trouvé que des mesures techniques, un catalogue relevant du ciblage électoral. Alors, on pourra s’amuser de la préparation du grand débat de la primaire sur TF1. Le Parisien nous raconte les exigences des candidats. Ne pas être filmé dans leur voiture avant leur arrivée, ne pas répondre aux questions sur Facebook. Mais le sujet crucial, ce sont les pupitres. Alain Juppé ne veut pas qu’on les filme pour qu’on ne voie pas ses notes. Quant à Nicolas Sarkozy, son équipe a mis un point d’honneur à ce qu’ils ne soient pas transparents. "J’imagine que c’est parce qu’il aura un marchepied", lâche un concurrent.

Sources journalistiques

Libération nous raconte comment le Washington Post vient de publier un appel de son comité éditorial intitulé "Pas de grâce pour Edward Snowden", au motif que ses révélations sur la NSA auraient pu causer des dommages à la sécurité nationale. Un soutien à la politique de Barack Obama légèrement problématique puisque le Washington Post avait remporté le prix Pulitzer pour avoir publié lesdites révélations.


Libé nous apprend que nous, Français, en plus d’être champions du monde de cache-cache et de molky, un jeu de quilles finlandais, sommes aussi champions de pêche à la mouche. Alors,  Aujourd’hui en France nous présente Momo et Selma Herbi, patrons du restaurant Le Grain de folie à Bailleul, qui espèrent remporter en Sicile le championnat du monde de couscous. Momo travaille avec des produits locaux, à ses débuts il voulait produire lui-même sa viande. "J’ai élevé des agneaux, mais quand il a fallu aller à l’abattoir, je n’ai pas pu". Allez, vive la France qui gagne !