Affrontements et duels sur la scène politique

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse évoque massivement le début de campagne d'Emmanuel Macron ce lundi, en l'opposant à Manuel Valls.

Ce matin en Une de vos journaux des affrontements, des duels : 
En Une du Parisien, ce sont les colères de Valérie Pécresse : contre la fermeture des voies sur berges, le mépris des banlieusards.
En Une de 20 Minutes, Anne Hidalgo : “Mes priorités ne changent pas.” On est pour elle, ou l’on est climato-sceptique.
En Une du Figaro : les socialistes bousculés par l’offensive Macron.
L’Opinion : La dynamique Macron ébranle le PS.
Les Echos : Macron-Valls : le duel des héritiers Hollande.

Donald Trump

Libération nous le présente une pelle dorée à la main, inaugurant joyeusement un de ses immeubles : Conflit d’intérêts : Trump Président PDG. Parce que la liste est longue des projets immobiliers qui pourraient influencer, de l’Asie à la Turquie, les décisions du futur Président. Mais ce sont Les Echos qui s’intéressent à un sujet crucial : Donald Trump veut rapatrier les milliards des multinationales stockés à l’étranger. Pour échapper à l’impôt qui taxe à 35% l’argent gagné à l’étranger au moment où il revient au pays, les entreprises américaines ont stocké entre 1000 et 3000 milliards de dollars dans des paradis fiscaux. Barack Obama, en quête de ressources pour financer son plan d’infrastructures en 2015, avait proposé de taxer ces sommes à 14%, taux jugé encore trop élevé. Apple « adorerait » rapatrier cet argent mais juge que ce serait irréaliste. Comprenez : ça coûterait trop cher en impôts. Microsoft préfère s’endetter pour rémunérer ses actionnaires que de rapatrier sa tirelire. Et Google est en passe de battre ses petits camarades au jeu de la plus grosse machine à cash. Donald Trump envisage un taux de 10%. Ce qui pourrait l’inciter à rapatrier ses propres millions. Mais jusqu’à présent, le seul qui avait réussi était George Bush, avec un taux de 5,25%. De quoi inquiéter l’Irlande, les Pays-Bas et l’Angleterre, qui espéraient jouer la course à l’échalote des paradis fiscaux.

Pendant ce temps, la Chine

Libération et L’Opinion nous signalent que la Chine a obtenu dimanche l’avantageux statut d’économie de marché, généreusement accordé par l’OMC, alors qu’elle n’en remplit pas les critères. Peu importe si l’Etat chinois intervient en permanence pour favoriser certains secteurs de son économie, intervention si massive et opaque que l’identification des subventions est extrêmement difficile. La Commission, nous dit Libération, minimise et parle d’un non-évènement. Pourtant, ce statut risque de rendre plus difficile pour l’Europe les mesures anti-dumping contre les produits chinois. Barack Obama, pour sa part, a décidé de ne pas accorder ce statut à la Chine et de protéger son marché. Pour Pascal Lamy, ancien Directeur Général de l’OMC et chantre du libre-échange généralisé, les Américains ont tort et s’exposent à des sanctions. Dans L’Opinion, deux experts précisent que ce statut d’économie de marché conduirait à une augmentation des importations européennes en provenance de Chine de 4 à 21% en volume. Mais certains continueront à nous expliquer que ce sont les rigidités du marché du travail qui détruisent les emplois en Europe.

Noël

Le magazine Néon du mois de décembre pose la seule question qui vaille : comment survivre à sa famille ? Première étape, comprendre pourquoi c’est si dur. Les jugements de vos parents, le constat de votre conjoint (ton frère, qu’est-ce qu’il est chiant) qui vous agace parce que vous êtes le seul à avoir le droit de constater que votre famille est insupportable. Heureusement, il y a la deuxième étape : se dire qu’il y a pire. Néon dresse la liste des pires familles de l’histoire : les Borgia, Aliénor d’Aquitaine et ses fils, les Versace et même les derniers Hitler, descendants du demi-frère du Führer. La dernière étape : admettre que malgré tout on a besoin d’eux.

En attendant les nouvelles promesses de simplification administrative, le site Slate nous offre un petit quiz récréatif : Parlez-vous la langue de l’administration française ? Quel service du ministère de la culture veille au respect du bon usage de la langue française : la DGLF, la DGLFLF, la DGLFLFLF, la DGLFLFLFLF ? C’est la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France. Que sont devenus les CRUQPC ? Les Commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge des établissements de santé publics ont été remplacées par les Commission des usagers (CDU) pour représenter les patients et leur famille. Ils gèrent notamment (EIG) les évènements indésirables graves. Dites-vous surtout que tous ces gens-là se réunissent. Et vous savez ce qu’on fait en réunion ? On réfléchit aux cadeaux de Noël pour la famille, à la façon de survivre à ses parents…