"Adieu mademoiselle Jeanne"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

La presse quotidienne revient ce mardi sur le décès de l'une des plus grandes artistes du siècle, Jeanne Moreau.

Un visage à la Une de quasiment tous les journaux ce matin.

Celui de Jeanne Moreau, décédée hier à l'âge de 89 ans. Un visage tantôt jeune, tantôt plus âgé. Souvent souriant, parfois déterminé. Et un mot qu'il l'accompagne : "Adieu".

"Adieu Mademoiselle Jeanne" titre en premier page du Midi Libre et du Courrier de L'Ouest, journal d'Angers et de sa région.

Angers dont le festival "Premiers plans" avait pour marraine l'actrice et chanteuse qui aimait, entre autres, soutenir les jeunes réalisateurs. C'est là, dans la douceur angevine, que Libération l'avait rencontrée il y a cinq ans. L'occasion de quelques confidences. "Elle était devenue actrice faute de devenir religieuse, elle avait perdu la foi" raconte Anne Diatkine. "Elle avait embrassé cette carrière avec la même dévotion et ascèse que si elle était entrée dans les ordres".

Libération qui consacre 10 pages à la disparition de Jeanne Moreau. L'une des plus grandes artistes du siècle écrit Didier Péron dans son éditorial.

Une comédienne inclassable, selon Le Figaro.

Les quotidiens soulignent aussi l'intelligence de Jeanne Moreau, sa liberté et son engagement.

L'Humanité rappelle ainsi qu'elle a signé le manifeste des 343 Salopes en 1971. 343 femmes qui déclaraient alors publiquement avoir avorté, un combat qui aboutira avec une autre femme récemment disparue, Simone Veil.

À la Une également ce matin, la victoire annoncée de Paris.

Succès dans la course à l'organisation des Jeux olympiques de 2024. "Cette fois, c'est gagné!" écrit le Parisien. "La joie est libre" s'amuse L'Équipe, même si rien n'est encore officiel et s'il reste quelques étapes. L'accord passé hier entre Los Angeles et le CIO pour les JO de 2028 doit notamment être validé par le conseil municipal de la ville californienne et par le Comité olympique américain, tempère L'Équipe. Cela dit, pas de quoi refroidir l'enthousiasme du quotidien sportif. "Paris a triomphé, parce qu'elle n'a pas renoncé contrairement à certains de ses adversaires, parce qu'elle a su se rendre incontournable aux yeux du CIO et parce qu'elle était la plus entêté sur la date 2024" écrit Jean-Denis Coquard.

La crise politique et économique au Venezuela.

Et deux regards bien différents ce matin. Celui des Échos d'abord. Le quotidien parle de coup d'État de Nicolas Maduro, après l'élection avant-hier d'une Assemblée constituante dans un pays qui sombre dans le chaos économique. "La faillite du marxisme tropical" titrent les Échos. Analyse opposée en Une de L'Humanité : "La victoire de la Constituante ranime l'espoir de paix à Caracas" écrit le journal communiste, alors que de nouveaux affrontements ont fait 10 morts dimanche et que l'opposition a appelé à une nouvelle manifestation demain.

À l'étranger, c'est une nouvelle démission à la Maison Blanche qui fait la Une.

Celle d'Anthony Scaramucci, le directeur de la communication de la Maison Blanche, 10 jours seulement après sa nomination par Donald Trump. 10 jours catastrophiques souligne le Guardian à Londres qui titre "Trump vire Scaramucci".

Londres où un garçon de 10 ans a fait la leçon aux conservateurs du Museum d'histoire naturelle.

C'est dans le Parisien-Aujourd'hui en France que vous pourrez lire cette histoire étonnante. Celle de Charlie, un autiste Asperger, qui a corrigé une erreur sur un panneau explicatif, lors d'une visite du musée avec ses parents. Sur ce panneau, un dessin de dinosaure qui ne correspond pas au nom qui lui est attribué. Il est présenté comme un Oviraptor, il s'agit en fait d'un Protoceratops. Ses parents n'y ont pas cru d'abord, "c'est le Museum, quand même!" disent-ils. L'enfant insiste, ils appellent un membre du personnel qui finit par donner raison au garçon. Un porte-parole du musée s'est dit très impressionné par les connaissances de Charlie.