À la Une : cet accident de car scolaire dans les Pyrénées-Orientales

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Marion Lagardère scrute la presse papier et décrypte l'actualité.

Et ce qui fait la Une très largement ce matin, c’est cet accident de car scolaire dans les Pyrénées-Orientales.

Avec cette photo qui traduit la violence de l’accident, celle du bus, scindé en deux sur la voie de chemin de fer. On la retrouve en Une de l’Est Républicain, de l’Union ou encore de La Dépêche du Midi qui parle d’une « Tragédie ». L’Indépendant Catalan, le Télégramme et Midi Libre ont choisi le même mot : "L’horreur". "Une collision sur un passage à niveau. Oui, c’est encore possible en 2017", s’indigne l’Écho de la Haute-Vienne. Et ça l’est même très souvent nous dit le Parisien : "en 2016, 111 collisions sur des passages à niveau ont été recensés, chaque année une trentaine de personnes décèdent dans ce type d’accidents. Pourtant, depuis 2008, suite au drame d’Allinges où sept enfants sont décédés, un tiers des 163 passages à niveau jugés dangereux ont été supprimés.

"Certes, on a fait d’énormes progrès, explique Patrick Baptendier, porte-parole de l’association des victimes d’Allinges, mais mon gros regret, c’est que ça ne va pas assez vite". En cause, la complexité et le cout des travaux, qui demandent cinq à 20 millions d’euros par passages à niveau. Patrick Baptendier qui pointe aussi un problème de comportement de la part des automobilistes, des cyclistes et des piétons : "certains rigolent quand on organise des journées de sensibilisation, la dernière fois, dit-il, sur un seul passage à niveau, nous avons dû dégager trois voitures qui avaient forcé les barrières". "Les gens sous estiment les risques, ajoute un cheminot, ils doivent savoir que lorsqu’une barrière est baissée, le train peut mettre quinze secondes pour arriver, c’est très rapide, dit-il, et la chance d’en réchapper est presque nulle". "Banale atrocité, résume Frédéric Vézard dans l’édito du Parisien, de ce qui demeure, malgré les plans de sécurisation, un point noir de la sécurité routière en France".

Autre titre ce matin repris par tous vos journaux : le creusement des inégalités dans le monde.

Conclusion d’un rapport publié hier par une centaine d’économistes. Vous retrouverez leurs graphiques très éloquents dans le Figaro, Les Échos, l’Humanité ou encore dans Challenges où l’on voit nettement la courbe d’enrichissement du fameux 1% de la population la plus riche grimper inexorablement de 1980 à aujourd’hui. Des écarts de richesses qui se creusent partout depuis 30 ans, écrit Le Monde : 27% de la croissance du revenu est captée par 1% de la population mondiale.
À l’inverse, la moitié la plus pauvre, les 50% les plus défavorisés de la planète n’ont perçu que 12% des richesses. C’est ce que le Monde et La Croix qualifient de "fléau mondial". Seul réconfort au milieu de cette cascade de données déprimantes, "c’est que l’Europe limite la casse". Constat affiché en Une de Libération qui note que "bien qu’exponentielles, les disparités de revenus ont moins augmenté chez nous qu’aux États-Unis", en Asie, au Moyen-Orient ou encore en Russie.
Effectivement, de tout le classement, nous sommes les moins pires.
Inégalités toujours mais sur le plan territorial cette fois, on parle du plan du gouvernement pour "redonner vie aux centres-villes délaissés".

Un défi qui fait la Une de Nice-Matin, de la Nouvelle République ou encore de l’Yonne Républicaine : "oui aux centres ville, non aux centres vides". "Cinq milliards d’euros, résument Les Dernières Nouvelles d’Alsace, pour rénover des logements, ouvrir de nouveaux commerces ou encore créer des espaces de travail collaboratif". Est-ce suffisant ? Qu’en pensent les édiles ? Eh bien, à lire Sud-Ouest, ils sont plutôt satisfaits. Il y a "de bonnes choses" disent les maires de Libourne et Bergerac. Le président de l’association des commerçants de Marmande, lui aussi, est optimiste, mais il attend surtout une prise de conscience des consommateurs "parce que ce sont eux qui construisent leur environnement, ce sont eux qui font des choix". Oui, il y a le consommateur mais pas seulement, ajoute Maurice Bontinck dans la Charente Libre : "Tant que l’automobiliste pense que le vélo est son ennemi, que le commerçant ne voit son salut que dans les places de parking et que le maire ne jure que par la réparation des nids de poule pour être réélu, les millions dépensés ne serviront à rien". Dans le Républicain Lorrain, Xavier Brouet note un autre problème : l’overdose de centres commerciaux autour des villes. "Faute de décréter un moratoire des implantations, dit-il, le gouvernement prend le risque d’un coup d’épée dans l’eau". "Ironie de l’histoire, note l’Humanité, toutes les mesures ont été annoncées loin des ruelles du vieux Cahors. La conférence s’est en effet tenue au parc des expositions, à 15 kilomètres de la ville, dans l’une de ces zones d’activité commerciale qui ont fait tant de mal aux centres-bourgs".

Enfin, fin de l’année oblige, les magazines multiplient les palmarès et autres classements.

Oui, et on devrait en avoir d’autres encore la semaine prochaine. Alors on peut citer So Foot qui propose ses "awards 2017" du football. Avec, sans surprise, en numéro 1, pour le prix du meilleur joueur de l’année. Kylian Mbappé, l’attaquant du PSG. Il y a aussi le meilleur coach : Zidane au Real Madrid, qui cumule avec le prix du meilleur club. Et puis on trouve également des prix plus déjantés. Celui de la pire simulation sur le terrain, de la meilleure célébration de but, ou encore de la pire fake news, attribuée à Infosport pour avoir relayé très sérieusement l’info bidon d’un site humoristique.
Ça c’est pour le foot, mais il y a aussi le "best of musique 2017" des Inrocks. Les 100 meilleurs albums de l’année et number one, sans surprise toujours (enfin pour moi !) "Damn", l’album du rappeur Kendrick Lamar.
Enfin, le classement du Parisien Week-end : "les 50 français qui comptent". Et l’on retrouve sur le podium, en tête l’acteur Omar Sy,  suivi en deux d’Emmanuel Macron. assez "influent" effectivement puisqu’il est président. Et n°3, le judoka, champion olympique, Teddy Riner. Le Parisien Week-end qui note que la place des femmes est nettement en retrait par rapport aux hommes, puisqu’on en compte que 10 sur 50 personnalités. Une inégalité flagrante que relativise le cabinet Advent, auteur du palmarès : "la société est en train de bouger, les femmes sont plus nombreuses parmi les leaders d’opinion et on devrait finir par observer des changements si l’on renouvelle cette étude".
Allé, ça laisse un peu d’espoir pour que soit enfin représentée à sa juste proportion la moitié de l’humanité. Vivement l’année prochaine…