Rassemblement contre la haine “anti flic” : “La tension, c’est le gouvernement qui la met”

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L'invité d'europe nuit est une chronique de l'émission Europe nuit
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Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-sous-Bois, a dit mardi, sur Europe 1, soutenir pleinement les forces de l’ordre qui manifesteront mercredi.

Cela pourrait être un slogan. Les forces de l’ordre "ne doivent pas être considérés comme de la chair à canon". Mardi soir, sur Europe 1, Bruno Beschizza , maire d'Aulnay-sous-Bois, ancien commandant de police, secrétaire national du parti Les Républicains chargé de la sécurité, a dit s'associer pleinement au mouvement des policiers prévu mercredi. Ces derniers ont rendez-vous à Paris pour dénoncer la "haine anti-flic", après deux mois émaillés de violents affrontements en marge des manifestations contre la loi Travail. "On fait un métier dur, on paye du tribu -300 à 350 blessés, un mort par mois- ce que l’on veut, c’est que notre métier ait du sens. Que la chaîne pénale aille au bout lorsque l’on interpelle un individu. Que la victime ne soit pas moins bien traitée que l’agresseur".

Indignation. "On est pas sur de la revendication catégorielle. Les policiers sont des hommes et des femmes responsables et c'est très rare dans notre République, que se déroulent des manifestations unitaires comme celle qui se déroulera demain. C’est un mélange de responsabilité, de colère face à une violence qui est gratuite et d’indignation face à un gouvernement qui ne les soutient pas suffisamment."

"On a laissé casser". Bruno Beschizza insiste : "La tension, c’est le gouvernement qui la met. Le policier obéit aux ordres. c’est le préfet qui dit,' là on intervient, là on n'intervient pas'. Donc lorsque l’on n'intervient pas, on sait que le choix a été fait de laisser casser et de laisser blesser des policiers."