Vers la fin des faux documents ?

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Ce matin, une solution à la fois fiable et économique pour être sûr de ne pas avoir affaire à un faux document. 

Parce que les fils dorés dans le papier, les hologrammes et les filigranes, ça coûte cher. Donc l'idée, c'est d’utiliser la structure-même du papier pour être sûr d’avoir un original.

Si vous mettez un papier à la lumière, que vous le posez sur une vitre par exemple, vous verrez les fibres de bois en transparence.

Des scientifiques de l’université de Newcastle en Angleterre ont découvert que cet agencement de fibres était unique sur chaque feuille de papier. Donc qu’on pouvait l’utiliser comme une sorte d’empreinte digitale du document pour l’authentifier.

Mais comment on vérifie que c’est bien un original ?

Comme souvent aujourd'hui, avec son téléphone portable.

L’empreinte du papier (sa structure) est d’abord cryptée dans un code-barres. Ensuite, on utilise la caméra du téléphone, pour vérifier que la structure photographiée correspond au code-barres enregistré.  

L’avantage, c’est que c'est incopiable, puisqu'il faudrait remettre les fibres dans exactement la même position, ce qui est impossible.

Et surtout, ça marche sur n'importe quel papier. Donc on peut imprimer un contrat sur une nappe de restaurant ou du papier toilette, on pourra toujours l’authentifier.

Justement, il y a déjà des applications ?

Des universités réfléchissent à l’utiliser pour certifier des diplômes par exemple.

Mais ça pourrait aussi réduire le coût des cartes grises et des passeports. Plus besoin de passer par des imprimeries spécialisées. On pourrait les imprimer sur du papier ordinaire. Comme ça ne coûterait presque rien, on n’aurait plus besoin de timbre fiscal.