Un satellite "œuvre d’art" envoyé dans l’espace au printemps

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Innovation est une chronique de l'émission Deux heures d'info
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Une fois n’est pas coutume, la chronique Innovation est consacrée à l’art ce matin avec la première sculpture qui sera installée dans l’espace.

Pour la première fois, on va envoyer un satellite "œuvre d’art" dans l’espace.

Il n’y a aucune raison de réserver l’espace aux militaires et aux entreprises commerciales. Donc pourquoi ne pas mettre un peu de beau, de poésie et de transcendant dans tout cela et nous donner une bonne raison de regarder le ciel ?

C’est l’idée qu’a eu Trevor Paglen : un photographe sculpteur. Avec des ingénieurs, il a mis au point le premier satellite qui ne sert à rien, sauf à être regardé.

Il ressemble à un obélisque de 30 mètres de long. Une structure gonflable qui va se déployer dans l’espace. Le lancement est prévu au printemps prochain avec Space X et le musée d’Art du Nevada.

Comme il y a beaucoup d’investissements en ce moment dans le tourisme spatial, cela permettra d’avoir un premier monument à regarder quand on ira dans l’espace.

On le verra depuis la terre ?

Oui, c’est aussi l’objectif. Comme la structure est faite dans un matériau qui réfléchit la lumière du soleil. On devrait la voir briller dans le ciel et pouvoir l’observer à l’œil nu. 

À ce propos, les fidèles auditeurs d’Europe 1, se souviennent peut-être d’une étoile artificielle qui devait être lancée fin juillet. Qu’est-ce qu’elle est devenue ?

C’était des étudiants russes qui voulaient créer l’objet le plus brillant dans le ciel après la lune : une pyramide avec des faces miroir que l’on pourrait voir de partout sur la terre.

Le satellite a bien été lancé. Mais les miroirs ne se sont jamais déployés. Il y a eu beaucoup d’erreurs de calcul, c’était donc un fiasco total.

Mais cela prouve quand même une chose : que cela devient de moins en moins cher d’envoyer des objets dans l’espace. Le projet d’étoile artificielle a coûté moins de 30.000 euros. DHL, le transporteur, accepte, en ce moment, des petits colis qu’il ira déposer sur la lune à partir de 400 euros. Quant à l’obélisque que l’on veut envoyer, le budget est de seulement 60.000 euros.

Il y a encore quelques années, il fallait compter de 50 à 100 millions d’euros pour le moindre lancement. Donc vous comprenez pourquoi on commence à beaucoup parler de tourisme spatial.

Pour plus de détails, cliquez ici.