Un casque pour gagner le Tour de France

  • A
  • A
Innovation est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation avec vous Anicet Mbida. On a tout connu sur le tour de France. Les vélos à moteur électrique. Le dopage à l’EPO. Récemment, on a même vu des maillots super aérodynamiques. Maintenant, vous dites qu’il va falloir se méfier du dopage cérébral.

Oui. Attention à la stimulation cérébrale. Ça ressemble à un gros casque comme ceux pour écouter de la musique. Sauf qu’il envoie des petites impulsions électriques dans la partie du cerveau qui gère nos capacités physiques. Pendant l’entrainement, cette stimulation va améliorer l’endurance, la force et l’explosivité. En fait, elle va augmenter les bénéfices de l’entrainement, comme si l’on s’entrainait deux fois plus. Un coureur du tour de France, l’américain Andrew Talansky, s’est préparé en utilisant cette technique. Et il ne s’en cache pas.

Et ce n’est pas considéré comme du dopage ? Est-ce que ça marche tout d’abord ?

Il commence à y avoir pas mal d’études sur le sujet. Apparemment, c’est efficace. D’ailleurs, la société qui a conçu le casque, Halo Neuroscience, travaille déjà avec l’armée américaine et de nombreux sportifs : des triathloniens, des haltérophiles et des cyclistes comme Andrew Talansky. Toutefois, certains scientifiques sont plus dubitatifs. Ils s’inquiètent aussi des conséquences à long terme sur le cerveau. Mais si ça marche, le problème c’est que c’est complètement indétectable. Il n’y a rien dans les urines, rien dans le sang. Donc les fédérations sportives sont totalement impuissantes.

Il est où (au classement général) Andrew Talansky ?

Pour l’instant, il est 42e à 1 minute et 12 secondes du maillot jaune. Jusqu’ici, son meilleur classement, c’était 10e. Donc on va le suivre et savoir si le dopage cérébral est vraiment efficace.