Semaine du cerveau : la matière grise bientôt conserver sur une clé USB ?

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Une découverte majeure en cette semaine du cerveau. On sait désormais conserver la matière grise avec toute la mémoire et les pensées de son propriétaire. L’objectif maintenant, c’est de les enregistrer sur une clé USB. C’est sérieux ?

Très sérieux ! Ça coute à peu près 10.000€ et il y a déjà 25 personnes en liste d’attente.

Pourquoi faire une copie de son cerveau sur une clé USB ? Parce que c’est un vieux rêve de science-fiction. Imaginez qu’une personne décède avec un secret. On téléchargerait toutes ses pensées sur un ordinateur et on pourrait naviguer dedanscomme sur internet.

Et pourquoi ne pas, un jour, créer une intelligence artificielle avec une mémoire humaine ? Une sorte de clone numérique. Moi, ça me file les jetons. Mais ça fait rêver beaucoup monde. Parce qu’on pourrait recopier toutes ces informations dans un autre corps, un autre cerveau et accéder ainsi à l’immortalité.

Et c’est possible, on peut transférer un cerveau dans un autre ?

Non, là on est en pleine science-fiction. On n’a aucune idée de la façon de procéder. Le cerveau reste un grand mystère. D’ailleurs, on ne sait même pas comment en extraire ne serait-ce que des souvenirs pour pouvoir les enregistrer ailleurs.

En revanche, on sait déjà faire des "chatbots", des intelligences artificielles capables de tenir une conversation à la place d’une personne décédée. Des dizaines de personnes utilisent ce système pour continuer à discuter avec un ami ou un parent disparu.

Et ça marche ?

Pas trop mal. L’ordinateur reprend les mêmes expressions, la façon de parler, il fait les mêmes blagues. Et pour cause, il se nourrit de tout ce qui a été publié par la personne sur internet, de tous ses SMS et de ses conversations précédentes. Évidemment, il y a des limites parce qu’il ne connaît pas tout.

Donc imaginez qu’il ait accès à une copie du cerveau de la personne. C’est l’objectif des chercheurs de la startup Nectome. Mais ils se laissent, prudemment, jusqu’à la fin du siècle pour y arriver.