Santé : une protéine capable de nous faire cicatriser sans laisser la moindre marque

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Innovation est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Une innovation esthétique ce mardi matin.On a trouvé une technique pour éviter d’avoir des cicatrices.

En plus, il s'agit d'une technique parfaitement naturelle.
C’est une trouvaille des chercheurs de l’université de Pennsylvanie aux États-Unis. Ils ont découvert une protéine, sécrétée par le bulbe de nos poils, et capable de nous faire cicatriser sans laisser la moindre marque. On pourrait avoir une énorme coupure, des dizaines de points de suture, avec cette protéine, la peau va se régénérer parfaitement sans les vilaines boursouflures des cicatrices.
C’est une découverte importante. Parce que, jusqu’ici, on pensait que c’était impossible chez les mammifères. Il n’y avait que les poissons et les batraciens qui étaient capables de cicatriser sans laisser de traces. Désormais, il y a aussi les souris et la peau humaine cultivée en laboratoire.

Pourquoi la peau cicatrisée est différente de la peau normale ?

Parce que la blessure détruit les bulbes de poils et les petits sacs de gras qu’il y a sous la peau. Or sans ces deux composants, la peau va se régénérer avec un drôle d’aspect, et donner la vilaine cicatrice. Mais avec la protéine découverte par les chercheurs, les sacs de gras se reforment, les bulbes pileux aussi. Donc la peau redevient parfaitement normale.
Pour l’instant, c’est encore de la recherche. Mais on peut déjà imaginer des crèmes ou des pansements avec cette protéine. On sera alors certain de n’avoir aucune cicatrice une fois guéri.

Ça marche aussi sur les cicatrices existantes ?

Non malheureusement. La technique ne fonctionne qu’entre le 15e et le 28e jour après la blessure. C’est très précis. Avant, il est trop tôt. Après il est trop tard.
On peut toujours essayer de se rouvrir exactement au même endroit pour utiliser la protéine. Mais il n’est pas dit que cela marche.
Quoi qu’il en soit, cette découverte montre que notre peau a une capacité de régénération bien plus importante qu’on ne l’imaginait. Donc qui sait ce que l’on découvrira demain.