Santé : des médicaments pour surveiller la bonne prise des traitements

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation, ce mercredi, ce sont des médicaments qui vérifient que l’on suit bien son traitement.

Des petites pilules qui envoient à votre téléphone portable la date et l’heure à laquelle elles ont été avalées.

Donc c’est très pratique pour tous ceux qui ont tendance à oublier de prendre leur traitement. On reçoit une alerte : "attention ! la journée se termine, vous n’avez toujours pas pris de médicament" ou "Préparez-vous, c’est l’heure, il faut prendre votre cachet".

Jusqu’ici, on utilisait surtout des piluliers ou des agendas avec un système d’alerte. Mais la famille ou les médecins n’étaient jamais sûrs que le comprimé avait bien été avalé. Il pouvait être tombé, on pouvait avoir des troubles de mémoire. Là, c’est la pilule qui prévient elle-même une fois qu’elle est dans l’estomac.

Comment ça marche, il y a une puce à l’intérieur ?

Oui, une micro puce de la taille d’un grain de sable (évidemment comestible), qui ne s’active qu’une fois en contact avec le suc gastrique.

Pour qu’elle fonctionne, il faut quand même coller un patch sur ses côtes. Il va capter le signal et le renvoyer au téléphone. Ce qui permet au médecin ou à la famille de vérifier que le traitement est bien suivi.

Cela fait longtemps que l’on parle de ce type de pilules communicantes. La toute première vient d’être autorisée par l’agence du médicament américaine. Une pilule pour le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires. Deux cas où les malades, de par leur condition, peuvent légitimement oublier de prendre leurs cachets.

On pourrait les retrouver dans d’autres médicaments, ces pilules communicantes ?

Oui, tout simplement parce que le non-respect des traitements est devenu un véritable problème de santé publique : thérapies moins efficaces, rechutes, maladies qui s’aggravent. Donc tout ce qui peut aider est une bonne chose.

Il faudra juste surveiller qui a accès à ces données. Car c’est comme avoir un petit mouchard dans le corps. Or ce sont des données qui intéressent énormément les assureurs et les publicitaires.

Il ne faudrait pas que la pilule du docteur se transforme en pilule Big Brother.