Médecine : on pourra désormais prendre les fréquences cardiaques à distance

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Innovation est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

De l’innovation médicale ce vendredi. Désormais, on va pouvoir prendre le pouls d’une personne sans la toucher.

Aujourd’hui, s’il faut prendre votre pouls, on utilise un stéthoscope. Mais il faut se déshabiller et c’est froid. On peut aussi vous appuyer sur une artère, dans le cou ou au poignet. Mais dans tous les cas, on vous touche.

Demain, il suffira de vous passer une petite caméra devant le visage, sans vous toucher, et on aura votre fréquence cardiaque exacte.

C’est pour ceux qui ne supportent pas qu’on les touche ?

Non, ça va intéresser beaucoup de monde. Car cela signifie que l’on peut déterminer votre fréquence cardiaque à distance. Donc quand on est hospitalisé par exemple, plus besoin de nous cribler d’électrodes avec de longs fils qui vont jusqu’au monitoring. Une caméra suffit. Et on reste parfaitement libre de ses mouvements.

Mieux : quand on est dans une salle de sport, que l’on fait du cardio ou que l’on court sur un tapis, par exemple. La machine pourra afficher notre fréquence cardiaque maximale, la fréquence cible. Tout cela rien qu’avec la caméra. Ce qui permettra de mieux doser son effort et de mieux connaître ses limites sans avoir à porter d’horribles gilets pleins de capteurs.

Mais comment une caméra peut donner la fréquence cardiaque ?

En analysant de très subtiles variations de couleur sur la peau. À l’œil nu, on ne voit rien. Mais avec une caméra, on arrive à déduire les flux sanguins.

Ce sont des chercheurs de l’université de l’Utah aux États-Unis qui ont mis au point cette technique. Mais ce ne sont pas les seuls. En Israël, en Suisse et en Angleterre, on travaille aussi sur l’analyse des signes vitaux via une caméra. Par exemple, les micros-mouvements du torse pour la respiration. Et là, on vise surtout le confort des nouveaux nés, notamment des prématurés. On aimerait éviter de les couvrir d’électrodes quand ils sont en couveuse.