Le vélo qui limite les risques de chute

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation, Anicet Mbida. Ce matin, avec vous, on découvre un nouveau concept de vélo qui réduit le risque de chute, notamment chez les séniors.

On a tendance à l’oublier, mais avec l’âge, on a de moins en moins le sens de l’équilibre. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle les séniors évitent de faire du vélo. Des ingénieurs de l’université de Twente aux Pays-Bas se sont penchés sur ce problème. Ils ont mis au point un nouveau type de vélo sur lequel on a beaucoup moins de chances d’être déséquilibré.

Qu’est-ce qui change ?

D’abord, les roues avant et arrière sont plus rapprochées. Elles sont aussi légèrement plus petites. Ce qui permet d’améliorer la stabilité à faible vitesse, là où on a plus de risque de tomber. Ensuite, il s’agit d’un vélo à assistance électrique. Donc il y a un petit moteur qui va donner la première impulsion et suffisamment de vitesse pour que le vélo se stabilise. Enfin, une fois lancé, le siège va remonter de quelques centimètres pour nous mettre dans la meilleure position pour pédaler. Et quand on ralentit, que l’on va bientôt s’arrêter, le siège redescend pour que l’on puisse poser facilement ses pieds à plat au sol. Comme ça, on ne se retrouve pas en déséquilibre sur la pointe des pieds.

Et c’est vraiment plus efficace que les designs actuels ?

Oui ! Ils ont fait plusieurs études comparatives et les personnes âgées sont visiblement plus à l’aise. Surtout, elles se sentent beaucoup plus en confiance. Mais ce que j’aime dans cette innovation, c’est qu’elle n’est pas réservée aux personnes âgées. Tout le monde pourrait profiter d’un vélo beaucoup plus stable, avec une selle qui redescend pour ne pas être obligé de rester sur la pointe des pieds.

Où est-ce qu’on peut les trouver ces vélos ?

Pour l’instant, il n’y a que des prototypes. Ce sont des universitaires donc ils cherchent à transférer cette technologie appelée Sofie vers des fabricants de vélos. Il se murmure qu’un spécialiste des vélos en libre-service serait intéressé. Son objectif, évidemment : que ses vélos soient utilisés par le plus grand nombre et pas seulement par des cyclistes chevronnés.