JO de Tokyo en 2020 : des épreuves seront retransmises par hologrammes

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Ce week-end, c’est la véritable fin des JO d’hiver à Pyeongchang. Tous les regards vont se tourner vers les prochains Jeux d’été à Tokyo en 2020, des jeux où les épreuves seront retransmises par hologrammes.

C’est la même idée que les meetings de Jean-Luc Mélenchon. Mais encore plus high-tech !
Vous ne pouvez pas aller au stade parce que c’est trop loin ou qu’il n’y a plus de place. Vous vous rendez dans une salle du quartier. Et au milieu, dans un immense cube transparent, vous voyez, en taille réelle, comme s’ils étaient devant vous, les gymnastes, les judokas en pleine épreuve.
La différence avec Jean-Luc Mélenchon ou les spectacles qui font revivre Dalida et Claude François, c’est qu’il s’agit d’un hologramme 3D. Donc on peut tourner autour et voir les athlètes sous n’importe quel angle.
C’est NTT, le géant japonais des télécoms, qui a mis ce système au point. Il devrait être installé dans plusieurs villes pendant les JO de 2020.

Ce ne sera pas pour l’athlétisme, sinon il faudrait des salles aussi grandes que les stades ?

Ce sera pour le sport en salle et notamment le karaté qui fera partie des nouveaux sports olympiques.
Pour les Japonais, ce sera surtout une occasion de prouver qu’ils ont les jeux les plus technologiques de tous les temps. Je vous ai déjà parlé des épreuves de gymnastique où les juges seront aidés par une intelligence artificielle qui va décortiquer les mouvements. Il y aura aussi des voitures autonomes, des robots interprètes, les médailles seront fabriquées à partir de composants électroniques recyclés… Bref, ils veulent faire de ces jeux une vitrine technologique.

On sait déjà ce qui est prévu pour la cérémonie d’ouverture ?

Oui, à Pyeongchang, il y avait des milliers de drones qui venaient former les anneaux olympiques. À Tokyo, on veut aller encore plus loin, avec des satellites qui feront pleuvoir des étoiles filantes multicolores.
Cela promet d’être grandiose si ça marche. Car à cumuler des technologies jamais éprouvées, on risque forcément le bug. Et sur un événement mondial comme les JO, cela ferait mauvais genre.