Fracture : des greffes d'os pour éviter les vis

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

On a trouvé un matériau original pour maintenir les os après une fracture et accélérer leur réparation.

C’est une super idée, vous allez voir. Parce qu’aujourd’hui, en cas de fracture de la hanche ou de la mâchoire, on met des vis ou des plaques en métal, pour tout garder bien en place en attendant que l’os se répare.

Problème : le métal est parfois rejeté par l’organisme ce qui peut causer des inflammations ou des infections. Mais surtout, il faut parfois réopérer, une fois l’os soigné, pour enlever les vis. Donc on est obligé de passer une deuxième fois sur le billard.

Des chercheurs de l’Université Technique de Graz en Autriche ont mis au point de nouvelles vis chirurgicales, des vis sculptées dans des os. Donc elles ne sont plus rejetées par l’organisme et il n’y a plus besoin de les enlever.

Attendez, des vis en os ? En os humain ?

Oui, mais il n’y a rien de glauque derrière. Ce sont des os récupérés uniquement après don d’organe. Il est vrai qu’en général, on recherche plutôt des cœurs ou des reins et que jusqu’ici, on ne savait pas trop quoi faire des os.

Ces chercheurs ont eu l’idée de tailler des vis à l’intérieur, notamment dans la partie la plus dure du fémur (l’os de la cuisse).

L’avantage d’utiliser des vis en os à la place du métal ? C’est parfaitement naturel. Elles se fondent complètement dans l’ossature existante. Au bout de quelques mois, on ne voit plus rien aux rayons X. Et en bonus, on ne sonne plus sous les portiques de sécurité.

Il y a déjà des chirurgiens qui utilisent ces vis ?

Oui. Les tests viennent de commencer dans une quinzaine d’hôpitaux en Autriche. Des hôpitaux où il y avait beaucoup d’infections à cause des allergies aux implants en métal. Donc c’est une réelle avancée en matière de chirurgie.

Mais elle dépend évidemment beaucoup du don d’organes. Un don d’organe, on le sait, toujours tabou. Même si, on le rappelle, depuis janvier, nous sommes tous devenus des présumés donneurs. On ne demande plus l’avis aux proches.

Si on ne souhaite pas donner ses organes, il faut s’inscrire explicitement sur le site Registre National des Refus.fr. Où on peut d’ailleurs aussi choisir les organes que l’on ne souhaite pas donner.

Pour plus de détails, cliquez ici.