Exosquelettes : des robots que l’on porte comme un vêtement et qui réduisent la pénibilité au travail

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Innovation est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Des robots que l’on porte comme un vêtement et qui réduisent la pénibilité au travail.

On appelle cela des exosquelettes. Ce sont des jambières ou de grosses vestes avec un mécanisme à l’intérieur. Il permet, par exemple, de soulever un gros bloc de béton comme si c’était du polystyrène, de passer des heures debout en ayant l’impression d’être assis ou de travailler les mains en l’air sans la moindre fatigue.

Jusqu’ici, ces exosquelettes étaient plutôt utilisés en médecine pour aider les paraplégiques à marcher, ou chez les militaires pour créer de "super soldats". Leurs concepteurs visent maintenant l’industrie pour réduire la pénibilité du travail.

On en trouve déjà dans les entreprises ?

Ça commence tout juste. Dans les usines Ford, par exemple, on teste une veste mécanique pour les ouvriers qui travaillent sous les voitures. Le véhicule est monté sur un pont. Et les ouvriers qui sont en dessous passent la journée les mains en l’air. Ce qui finit par leur causer des problèmes aux articulations.

Avec cette veste robotisée, leurs bras sont soutenus en permanence comme sur des accoudoirs. Donc ils font moins d’efforts.

Autre exemple : dans un entrepôt de peinture, on utilise des jambières spéciales qui permettent de soulever des charges plus facilement sans se casser le dos.

Cela reste des expérimentations, mais qui pourraient être déployées très rapidement.

Et ça ne coûte pas trop cher. Ça reste rentable pour l’entreprise ?

Il est vrai qu’un exosquelette, c’est hors de prix : plusieurs dizaines de milliers d’euros. Parce qu’à l’intérieur, il y a de l’électronique de pointe, des batteries, des moteurs.

Mais là, il ne s’agit pas de l’armure d’Iron Man. Mais de vestes ou de jambières beaucoup plus simples, avec un fonctionnement purement mécanique : reposer les mains, soutenir le dos, donner un siège. Donc les prix pourraient descendre largement sous les 1.000 euros, une fois fabriqués en volume.

L’objectif, c’est que l’on puisse, vous et moi, en acheter un jour dans les magasins de bricolage entre l’escabeau, le diable et la bouette.