Des feux d’artifice sans fumée et sans odeur

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation avec vous Anicet Mbida. Une innovation qui serait bien pratique, dans une semaine, pour le 14 juillet. Du feu d’artifice sans fumée, sans odeur et qui pollue moins. 

Je ne sais pas si vous le savez, mais après un feu d’artifice, la pollution de l’air augmente jusqu’à 1.000%. Tout cela à cause des fumées et des explosions de poudre. Désormais, il existe de nouvelles formulations qui rejettent moins de particules fines, qui ne laissent quasiment aucune fumée dans l’air et qui perdent leur odeur d’œuf pourri.
Des changements qui intéressent énormément le sport, les spectacles et les concerts. Parce qu’ils pourront faire des effets pyrotechniques à l’intérieur des stades, sans mauvaises odeurs et sans gâcher la vue avec de vilaines fumées blanches.
Et les organiseurs de feux d’artifices ? Ils ne sont pas intéressés ?

Pas pour l’instant, parce que ces nouvelles formules sont beaucoup plus chères. Or aujourd’hui, il n’y pas de loi qui oblige à utiliser des feux d’artifices moins polluants. Evidemment, l’inventeur de cette technologie, l’américain DMD Systems, aimerait que cela change. Pendant longtemps, il est vrai, on trouvait du mercure, de l’arsenic ou du plomb dans les feux d’artifice. Heureusement, cela a fini par être interdit. Mais vous savez qui d’autre est intéressé ? Le cinéma et l’armée. Le cinéma pour les mêmes raisons que les stades (pas de fumée, pas d’odeur). Et l’armée parce qu’ils utilisent beaucoup de pyrotechnie pour simuler des lance-roquettes, des bazookas ou des grenades par exemple.

Là aussi, c’est pour l’odeur ?

Non, c’est pour avoir moins d’impact sur l’environnement. Contrairement aux municipalités, l’armée, elle, est prête à payer plus cher, pour avoir des feux d’artifices un peu plus verts.