Automobile : le premier taxi totalement autonome est prêt à être commercialisé

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Le premier taxi totalement autonome est prêt à être commercialisé, il n’attend plus que des acheteurs.

Surprise, il ne vient ni de Tesla, ni de Google, ni même d’Uber. Mais d’un petit Français : le Lyonnais Navya.

Navya, ce n’est pas n’importe qui. Depuis deux ans, il commercialise des mini bus totalement autonomes dans le monde entier. On peut en voir sur l’esplanade de la Défense à Paris, dans le quartier de la Confluence à Lyon, mais aussi à Las Vegas. Donc ils ont une grande expérience.

Leur robot taxi est en fait une version réduite de leur mini bus, avec à l’intérieur seulement deux banquettes qui se font face. Pas pédales, pas de volant et donc pas de chauffeur.

Pas de volant, pas de chauffeur. Et s’il y a un problème ?

C’est toute la question.

Aujourd’hui, leurs mini bus ne roulent que sur des circuits fermés, pas au milieu de circulation. En plus, ils avancent tout doucement : 25km/h en moyenne.

Mais leur robot taxi, lui, est censé affronter les bouchons, les scooters qui zigzaguent et les piétons qui traversent n’importe où. Même avec la meilleure technologie, on ne sait pas ce qui peut arriver.

C’est pourquoi la quasi-totalité des villes dans le monde oblige à toujours avoir un humain à bord, prêt à reprendre le contrôle en cas de pépin. Il faudra donc que la loi évolue si Navya veut commercialiser ses robots taxis.

Il y a des pays qui proposent un de service de taxis totalement autonomes ?

Non. Il y a une cinquantaine d’expérimentations un peu partout. Mais à chaque fois, il y a des pédales, un volant et quelqu’un derrière au cas où.

Google commence tout juste à autoriser les opérateurs de ses taxis autonomes à quitter le volant et à s’asseoir à l’arrière, à côté du client. Mais c’est après deux ans d’expérimentations, en Arizona, où la loi n’impose pas vraiment de contraintes aux voitures autonomes. Et surtout, où il ne pleut quasiment jamais, où les routes sont larges avec peu de circulation. Un paradis pour les voitures autonomes.

En Europe, ce sera beaucoup plus compliqué. Donc il ne faudra pas s’étonner si les robots taxis lyonnais débarquent d’abord aux USA ou si on leur ajoute un opérateur.

Pour plus de détails, cliquez ici.