Vincent Peillon, l'héritier légitime de François Hollande

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L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
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Vincent Peillon a officialisé sa candidature à la primaire de la gauche alors que personne ne l'attendait. Une candidature pour tenter de faire barrage à Manuel Valls.

Vincent Peillon, l’ancien ministre de l’Education, a officialisé sa candidature à la primaire de la gauche hier. Candidat du “rassemblement et de l’éthique politique”et pourtant personne ne pensait à lui il y a un mois… 

“Opportuniste”. Vincent Peillon, professeur en histoire de la démocratie à l’université de Neuchâtel en Suisse depuis son retrait de la vie politique l’a dit : il a décidé d’être candidat le 2 décembre dernier en découvrant à la télévision la décision du Président François Hollande de ne pas se représenter. Pourquoi lui ? Parce qu’il ajoute au rassemblement, l’éthique en politique : c’est lui l’héritier légitime de François Hollande. Qui vise-t-il ? Manuel Valls, le régicide. Vincent Peillon voit depuis dix jours l’amertume des amis du président qui reprochent à Manuel Valls d’avoir intrigué pour pousser le président à lui transmettre le sceptre. Cette primaire de la gauche c’est Game of Thrones : Vincent Peillon, Manuel Valls ne l’attendait pas, il le croyait parti en exil sur des terres oubliées. Il revient pour le démasquer et pour rassembler tous les royaumes de la gauche.

Est-ce qu’il peut réussir ? Est-ce que Vincent Peillon qu’on n’attendait pas peut gagner ?

Oui, il peut gagner. Comme Arnaud Montebourg, comme Manuel Valls, comme Benoît Hamon…. Le jeu est ouvert. Les atouts de Vincent Peillon ?  Il n’a jamais dit du mal du Président depuis son départ et il n’est pas parti il y a deux semaines, il est parti il y a deux ans et demi. Et de cela, une partie des socialistes lui sont gré.  Certains sont déçus par François Hollande, par son quinquennat, mais ils n’acceptent pas la déloyauté d’un Emmanuel Macron ou celle moins manifeste de Manuel Valls. Ils voteront pour lui, est-ce que cela suffira ? Vincent Peillon part tard en campagne. Il n’a ni projet ni organisation structurée derrière lui. Ce qu’on peut affirmer en revanche avec cette nouvelle candidature, c’est la confirmation de la fin d’une époque au PS : le règne de François Hollande qui dure depuis 20 ans, celui de la synthèse, de la marche des éléphants sous une seule bannière, ce règne est terminé, il rejoint les livres d’Histoire…