Quel avenir politique pour François Hollande ?

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L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
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À quelques mois de la fin de son quinquennat, François Hollande n'envisagerait pas de quitter la politique et viserait même une carrière à l'international.

La politique c’est  la vie d’après pour François Hollande. Dans quelques jours, le président s’adressera aux Français pour les derniers vœux de son mandat. Et lui que veut-il ? Va-t-il se retirer de la vie politique ?

Impensable ! "Un bloc de politique", c’est son fils qui en parle ainsi. La politique c’est la vie de François Hollande, il ne sait pas faire autre chose. Il va continuer à défendre ses idées, et d’ailleurs, on ne l’entendra pas dans le combat de la primaire mais dans la campagne présidentielle. Après l’Elysée quel avenir ? Première hypothèse à la Giscard D’Estaing, un retour à la politique par le local. Battu en 1981, VGE reconquiert un mandat de conseiller général du Puy-de-Dôme en 1982, puis député de l’UDF en 1984. Giscard avait l’Auvergne, François Hollande a la Corrèze. Tulle où il est retourné une vingtaine de fois depuis son élection. Ce scénario personne n’y croit à l’Élysée et le président dans des conversations que j’avais eu avec lui l’avait exclu donc non, ce ne sera pas la Corrèze. Ce ne sera pas non plus des conférences bien rémunérées pour des banques ou des cercles d’affaires, le scénario à la Nicolas Sarkozy. C’est exclu aussi, François Hollande n’est pas intéressé par la réussite financière.

Écrire des livres, donner des cours, intégrer le conseil constitutionnel ? 

Non le conseil constitutionnel il l’a dit il n’y siègera pas. Non, ce qu’il ambitionne François Hollande c’est une mission à l’international.  Quand on lui demande ce qui l’a le plus marqué au cours de son mandat, outre l’épreuve des attentats évidemment qui surpasse tout, c’est la guerre au Mali, le sauvetage de la Grèce en Europe, le bras de de fer sur l’Ukraine la Syrie, La COP 21 bien sûr. Les enjeux internationaux ont captivé François Hollande. Le paradoxe c’est que l’international c’était son point faible en 2006 face à un DSK, patron du FMI. On moquait son mince carnet d’adresse à l’étranger et son manque de vision  géopolitique. Souvenez-vous ses premiers pas un peu gauche au G8 aux États-Unis,  le seul président en cravate ce qui lui avait valu les moqueries de Barack Obama, il n’avait pas les codes. Cinq ans après, il s’est imposé sur la scène internationale et pour lui le sens de son action future s’inscrit dans cette dimension-là. Il y a une échéance en juin : Donald Tusk, président du conseil européen, arrivera au terme de son mandat. C’est peut-être un peu tôt pour François Hollande, mais c’est le genre de mission qu’il apprécierait.