Notes "secret défense" : pourquoi la droite n'enclenche-t-elle pas une procédure de destitution à l'encontre de François Hollande ?

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L'édito politique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Après la divulgation d'une note secret défense, François Hollande aurait pu faire l'objet d'une procédure de destitution.

La politique c’est le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, qui a balayé sur Europe 1 les accusations de forfaiture à l’encontre du Chef de l’État suite à la divulgation d’une note secret défense, des attaques déplacées selon lui.

C’est un bon soldat Jean-Yves le Drian, un bon soldat qui défend son chef en l’occurrence le Président de la République sauf que sa défense ne convainc personne. Des assassinats ciblés décidés par le Président et révélés par lui, la publication d’une note secret défense  sur une opération militaire en Syrie. À chaque fois il  botte en touche : "nous sommes en guerre contre le terrorisme ne nous trompons pas de cible". Un peu court pour éteindre la polémique. On va maintenant changer de costume, oubliez le soldat Le Drian,  Le ministre de la Défense Le Drian lui a dû faire face au déclenchement d’une enquête interne de la direction de la protection du secret défense lors de la publication de la fameuse note. Le ministre qui par ailleurs est un des plus fidèles et anciens amis du Président, ne s’est pas privé de lui faire reproche d’avoir été aussi léger et inconséquent.

La responsabilité du Président reste donc posée,  qu’est-ce qui empêche la droite d’enclencher une procédure de destitution ?

La faiblesse politique d’un président en fin de mandat. C’est la seule raison. Parce que le dossier est suffisamment solide : il n’y eu aucun démenti sur tous ces sujets de la part de l’Élysée, les journalistes qui ont recueillis les confidences du président ont des enregistrements audios. La procédure peut être enclenchée sans difficulté. Il suffit d’une résolution signée par 1/10ème des députés ou des sénateurs pour demander la réunion de la Haute cour de Justice de la République, une simple formalité. Mais on est en fin de mandat et la procédure est longue, elle irait au-delà de l’élection présidentielle. C’est la seule raison qui a dissuadé jusqu’ici le groupe les Républicains de lancer la destitution. En revanche  François Fillon, comme Nicolas Sarkozy qui en a d’ailleurs fait l’objet d’une réunion à son QG cette semaine, ont décidé ne de plus lâcher François Hollande. Disqualifié pour un second mandat à défaut d’être destitué.