Nicolas Sarkozy : la stratégie du rouleau compresseur

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L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, un grand élu régional se positionne en la faveur de l'ancien président de la république et actuel président des Républicains.

La politique c’est la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire et donc à la présidentielle. Le feuilleton a bien fonctionné tout l’été. Ce sera cette semaine, c’est sûr, sous quelle forme ? C’est encore très mystérieux.

De l’art de maintenir le suspense autour un secret de polichinelle. On sait que Nicolas Sarkozy va officialiser sa candidature cette semaine, mais on ne sait pas comment, sous quelle forme ni à quel moment précis. Il joue sur l’effet de surprise. Ceux qui sont au courant se comptent sur les doigts d’une main. Ce que nous pouvons vous dire, c’est qu’il se déclarera avant son premier meeting de candidat prévu jeudi à Château-Renard. En attendant, la machine Sarkozy est déjà en marche et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est tenu. Un ralliement par jour. Eric Woerth vendredi, Gérald Darmanin samedi, Christian Estrosi hier et dans quelques minutes sur Europe 1, il y a fort à parier sur le ralliement de Christian Jacob. Qui sont ces personnalités : des grands élus du Nord, du Sud et de l’Ile-de-France. Les trois grandes régions, les trois grands bassins de voix que Nicolas Sarkozy veut emporter pour gagner. Il faut bien comprendre que derrière ces grands barons, il y a des dizaines, des centaines de petit élus locaux, de relais d’opinion.

Le rouleau-compresseur est en route, comment s’organise la défense, la riposte de ses adversaires ?

Par l’absence. En dehors de Bruno Le Maire qui poursuit sa tournée des plages, notamment aujourd’hui au Canet en Rousssillon, Alain Juppé et François Fillon sont en vacances. C'est donc un terrain totalement dégagé pour Nicolas Sarkozy qui bénéficie d’un calendrier parfait. Il fait sa rentrée en même temps que l’exécutif, premier conseil des ministres ce matin. Quand tous les français seront reconnectés à la fin de cette dernière semaine d’août le Président des Républicains aura laissé la place au candidat à la présidentielle.

Certains dans son camp parlent de l’effet de "blast", l’effet de souffle de son entrée en campagne, est-ce que c’est la bonne stratégie ? il est toujours devancé par Alain Juppé , il est challenger.

C’est la seule stratégie possible. Nicolas Sarkozy veut installer l’idée qu’il est le candidat naturel, celui qui s’impose alors même qu’il n’est pas le favori. Occuper l’espace, être au centre du débat pour placer ses adversaires sur la défensive, pour les asphyxier. Est-ce une stratégie gagnante ? On va le savoir assez vite, ça va se jouer là dans les prochaines semaines avec notamment un moment très important : le 15 septembre la première grande émission politique de France 2 dont il sera l’invité.