Monsieur Mélenchon, la campagne est terminée !

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L'édito politique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Jean-Luc Mélenchon continue à faire comme si la campagne électorale n’était pas terminée en multipliant les coups d’éclats et les accusations contre le président.

L’édito politique Antonin André c’est la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui continue à faire comme si la campagne électorale n’était pas terminée en multipliant les coups d’éclats et les accusations contre la présidence d’Emmanuel Macron

Le souffle de la colère continue d’irriguer la pensée et le verbe de Jean-Luc Mélenchon. Dénonçant le coup de force politique d’un Président qui bouleverse les usages. L’Insoumis déverse un flot ininterrompu de critiques "Interminables pluie de truismes à Versailles, bonapartisme surjoué, européisme bêlant". Voilà pour le Président, quant au premier ministre accusé de tirer "un feu d’artifices dans une poudrière, le sol prédit Jean-Luc Mélenchon se dérobera bientôt sous ses pieds. " Formules chocs et coups d’éclat : les Insoumis à La République un jour où brandissant le code du travail  dans les travées de l’assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon refuse de lâcher l’affaire. La campagne est terminée, oui mais il continue  de vouloir convaincre les électeurs, les citoyens de l’écouter, de le rejoindre alors il crie plus fort. Ce n’est pas parce qu’il a perdu l’élection présidentielle que le combat s’arrête.

Son objectif, il l’a annoncé c’est de s’imposer comme La force d’opposition à Emmanuel Macron, et selon vous il est en train d’y parvenir

Ils ne sont que 17 députés Insoumis,  17 sur 577. Une poignée mais depuis l’élection de la nouvelle assemblée ils sont les seuls à se faire entendre contre l’exécutif. Marine Le Pen sans groupe politique encore sonnée par ses échecs électoraux est convalescente et un peu perdu dans son nouveau costume de députée. Les républicains sont assommés, divisés, et trop occupés à régler leurs comptes. Et que dire du PS, rebaptisé "la nouvelle gauche" dont l’électorat a été asséché par la république en Marche. La seule voix forte, claire et tranchante la seule opposition c’est celle de Mélenchon. Il a gagné son pari mais ce n’est pas fini. Il l’a dit à la tribune il ne veut pas se contenter d’incarner l’opposition il veut porter une alternative. Dont acte mais pour y parvenir il va falloir qu’il passe de grincheux à joyeux. Qu’il propose des solutions crédibles, face à la remise en cause du droit du travail, qu’il abandonne la contestation systématique quand il s’agit par exemple de dépoussiérer les pratiques politiques surannées, dévoyées. Qu’il sorte du verbe et de la caricature pour enfin un jour offrir un autre chemin que celui des marcheurs.