Les chantiers Les Républicains et Parti Socialiste

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito politique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

Après la débâcle de la présidentielle et des législatives, il faut s’atteler à la reconstruction et selon vous ça part mal on commence avec le Républicains

L’édito politique Antonin André c’est les mises en chantiers des Républicains et du Parti Socialistes, après la débâcle de la présidentielle et des législatives, il faut s’atteler à la reconstruction et selon vous ça part mal on commence avec le Républicains

La purge avant la reconstruction. Mardi le bureau ou plutôt le tribunal politique va exclure à tour de bras : Thierry Solère, Franck Riester, les leaders du groupe des constructifs à l’assemblée nationale. Le premier ministre Edouard Philippe convoqué lui aussi ainsi que les trois ministres LR du gouvernement pour répondre des faits de haute trahison et intelligence avec l’ennemi. Des exclusions. Des défections aussi. Aucune figure du parti ne semble prête à  venir déloger Laurent Wauquiez, à venir le défier pour  prendre le parti, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ne veulent pas s’abîmer, risquer une défaite face au 1er Vice-Président qui a bien travaillé les militants sur une ligne dure. Rien à gagner tout à perdre, mieux vaut rester à l’abri et travailler son image de Président de Région modéré en vue de 2022. Laurent Wauquiez a donc de bonnes chances d’être élu, triomphalement à la tête d’un parti ruiné, au bord de la faillite, vidé de ses cadres et abandonné par des cohortes de militants déprimés.

Et au PS, Antonin, c’est l’inverse de la purge, le parti a  désigné une direction collégiale de 28 membres.

Oui Il y aura bientôt plus de chefs que de militants au PS. La bande des 28, des apparatchiks pour la plupart dont certains n’ont jamais gagné une élection de leur vie voilà la belle équipe censée redonner du souffle au PS. Un PS en panne de leader. Le plus connu est un vieux de la vieille : l’expérimenté Julien Dray, adepte du billard à cinq bandes est nommé porte-parole. Najat-Vallaud Bekacem aurait pu être l’incarnation du Nouveau Parti socialiste. Elle a préféré décliner, elle ne croit pas dans ce nouveau machin. Elle n’y croit pas comme beaucoup d’élus les Républicains ne croient plus non plus en leur parti et préfèrent lancer leurs propres clubs de réflexions, leurs associations ou mouvement participatif. Tenter de reproduire les recettes d’En Marche ou des Insoumis. Ceux qui s’accrochent et s’étripent pour lancer la reconstruction de ces vieilles maisons anéanties par la séquence électorale qui s’achève sont frappés du syndrome du Titanic. Leur parti coule, s’enfonce irrémédiablement et tel l’orchestre du paquebot ils continuent à jouer.