François Bayrou pourrait bien être le plan B

  • A
  • A
L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Malgré le succès que rencontre Emmanuel Macron, François Bayrou croit toujours en son destin présidentiel et pourrait se poser en "Plan B" à la place de Fillon.

La politique c’est la droite qui voit se préciser un plan B qu’elle espérait éviter. : " un plan B" comme "Bayrou".

François Bayrou a quelque chose que les autres n’ont pas ou pas autant que lui: François Bayrou a la foi. Il est habité par cette idée qu’il a un destin présidentiel et donc même si son espace semble être occupé par un coucou, Emmanuel Macron, qui a repris son nid en son absence, François Bayrou y croit. L’accumulation des embûches  pour François Fillon sont autant de signes d’encouragement. Un programme jugé trop radical, l’affaire Pénélope Fillon, et à présent l’accusation d’être sous l’influence des puissances de l’argent. François Bayrou s’appuie sur les relations d’affaires que François Fillon a entretenu avec l’assureur Axa par le biais de sa société de conseil. François Fillon ainsi disqualifié, le recours, le plan B c’est Bayrou.

Il doit préciser ses intentions d’ici la fin février, c’est lui qui l’affirme, pour Antonin André c’est clair, il veut être candidat. Mais avec quel programme ?

Quel programme ? Comment ça quel programme ? Est-ce qu’Emmanuel Macron a un programme ? Est-ce que Benoît Hamon a un programme présidentiel, il en avait un pour la primaire, on attend qu’il l’enrichisse. Quand on demande à François Bayrou quel est son programme, il fait ce geste, il désigne sa tête, tout est là. Pour le reste la vision, l’esprit général  repose sur deux piliers. Le premier c’est la morale : François Bayrou a fait la morale à Nicolas Sarkozy moyen en quoi il a voté Hollande la dernière fois, et il fait la morale aujourd’hui à François Fillon, il y a un côté candidat de la vertu. Le deuxième pilier c’est le renouveau. Alors c’est là que ça coince parce que le renouveau pour un Homme qui fut ministre pour la première fois en 1993 et qui s’il se présente en serait à sa quatrième candidature  à la présidentielle ça ne le fait pas. Et quand on voit le dégagisme ambiant : Sarkozy, Juppé, Hollande, Duflot. François Bayrou devrait se méfier, même si bien sûr il ne s’agit que d’un argument rationnel or vous l’avez compris concernant François Bayrou, c’est plutôt l’irrationnel qui le guide.