Débat : l'analyse politique d'Antonin André

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L'édito politique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le premier des trois débats pour la primaire de la droite et du centre a permis aux candidats de s'échauffer avant d'entrer dans l'explication finale.

La politique c’est le débat de la primaire de la droite hier, le premier des trois débats. Parfois technique, mais aussi avec des moments d’affrontements notamment sur les affaires, ou sur la question de l’Islam. On entre dans une nouvelle phase de la campagne.

C’était le tour de formation d’un grand prix de formule 1. On a vu les machines s’élancer faire chauffer les pneumatiques, monter en températures. Montrer aux adversaires ce qu’on a dans le moteur avec l’envie de lâcher les chevaux,  mais pas seulement  certains se sont un peu révélés. Ça bouge !

François Fillon depuis la rentrée mise tout sur les débats, il faut lui reconnaître une expertise, il a été précis sur l’économie, solide et assez autoritaire, la confrontation lui a permis de s’affirmer. NKM aussi a montré qu’elle avait sa place, avec des propositions parfois iconoclastes l’impôt unique ou des professeurs qui ne seraient plus des fonctionnaires. Elle a chipé le créneau du Renouveau à Bruno Le Maire qui même sans cravate est apparu plus techno que jamais. On attendait enfin de voir si Jean-François Copé allait dézinguer Nicolas  Sarkozy, il a envoyé quelques coups de semonces qui en annoncent d’autres.

Quid des deux favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, est-ce que là aussi on a senti l’envie d’en découdre ?

Ce n’est pas le moment, c’est trop tôt. Ils ont trop à perdre et l’un et l’autre pour se livrer maintenant. Alain Juppé un peu tendu en début d’émission a pris ses aises et il n’est pas tombé dans le piège de l’arrogance, du vainqueur qui croit qu’il a déjà franchi la ligne. Il reste le favori il ll n’a pas perdu de points. Nicolas Sarkozy, on sent que le débat à plusieurs reprises l’agace, ce qui l’intéresse c’est la finale. Du coup il trépigne mais il retient ses coups Nicolas Sarkozy, et ce n’est pas facile parce qu’il y a  un petit parfum de tout sauf Sarkozy : Bruno Lemaire, Jean-François Copé, et NKM l’ont tour à tour attaqué. Fillon n’a pas osé et il n’a pas riposté, pas de violence. En dehors d’un petite aller et retour à Jean-François Copé.

Ce qu’on peut dire Thomas c’est qu’on entre dans l’explication finale avec cette phase des débats, et qu’on sent que qu’il va se passer quelque chose. Il va forcément y avoir une expllication décomplexée parce qu’il n’y  pas d’autres alternative dans une confrontation à sept pour tenter de bouleverser la hiérarchie.