Jérusalem capitale d'Israël : Netanyahu lance une offensive diplomatique en Europe

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L’édito international est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Le Premier ministre israélien a débuté dimanche une tournée diplomatique en Europe. Car la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump passe mal sur le vieux continent.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lance une véritable offensive diplomatique. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump la semaine dernière est pour lui une énorme victoire, mais cette déclaration passe très mal en Europe.

Une décision "unilatérale". Le Premier ministre israélien a débuté dimanche sa tournée diplomatique en France, un pays qui compte parmi ceux les plus engagés contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Dès l'annonce américaine de mercredi Emmanuel Macron avait ainsi fait savoir qu'il "désapprouvait" cette décision considérée comme "unilatérale" et "contrevenant aux règles du droit international ainsi qu’aux résolutions de l'ONU".

La France a d'ailleurs réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité pour rappeler que le statut de Jérusalem sera la conclusion des négociations de paix pour la reconnaissance de deux Etats, Israël et la Palestine. Une position réaffirmée vendredi par tous les membres permanents du Conseil de sécurité. Et pas seulement par la Chine ou la Russie mais aussi par la Grande Bretagne qui est le principal allié des Etats-Unis. L’Allemagne, qui pourtant ne critique jamais Israël, a également tenue à soutenir cette déclaration franco-britannique.

A Bruxelles lundi soir. Le message était donc très clair pour Benjamin Netanyahu. Il fallait absolument reprendre l'initiative diplomatique. D'où cette tournée européenne qui a été montée en grande hâte. Le Premier ministre israélien a réussi in extremis à se faire inviter par le gouvernement de Lituanie au dîner des 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne qui se tiendra lundi soir à Bruxelles.

Macron reste prudent. Et pour ce qui est du déjeuner de travail de dimanche midi à l'Elysée. Il avait été prévu en novembre dernier, en pleine crise libanaise, pour évoquer le rôle de l'Iran au Proche Orient. Un sujet passé en pertes et profits. Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu ayant préféré ce que leurs conseillers décrivent comme une explication "très franche", un tête à tête d'une demi-heure en anglais, sans interprète, qui aurait permis de se dire "clairement les choses". Pas besoin non plus de faire de traduction. Ils n'étaient pas d'accord. Mais au-delà des mots, des condamnations, finalement assez attendues, il n'y aura pas d'initiative française pour tenter de jouer les intermédiaires.

Emmanuel Macron reste extrêmement prudent. Il connaît les rapports de force internationaux. Et Benjamin Netanyahou lui a certainement rappelé que pour les Israéliens, les seules garanties sécuritaires acceptables venaient des États-Unis. Il n'y aura donc pas de médication française ou européenne entre les Israéliens et les Palestiniens dans un futur proche.