Le scandale qui fait trembler les députés à Westminster

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L’édito international est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
Partagez sur :

Anaïs Cordoba revient chaque matin sur un évènement international au micro d'Europe 1 Bonjour.

Anaïs Cordoba remplace François Clémenceau le mercredi 1er novembre 2017.

Il y a eu l’affaire Weinstein qui a secoué Hollywood, ce mercredi c’est un autre scandale de harcèlement sexuel qui fait trembler cette fois les députés du parlement britannique.

Tout est parti de ce groupe Whatsapp secret, tenu par des employés féminines du parlement à Westminster. Ce sont des assistantes parlementaires et des secrétaires qui échangent entre elles sur ces députés indélicats, au comportement sexiste et qui vont parfois jusqu’au harcèlement.

Le contenu du groupe Whatsapp a fuité dans la presse après l’affaire Weinstein. En voici quelques extraits : “surtout ne pas monter avec un tel dans l’ascenseur”, “attention jamais seule dans un taxi avec lui”, ou encore “celui-là m’a mis la main aux fesses à un apéro”.

Des assistants parlementaires ont alors compilé un dossier qui réunit toutes ces accusations et une trentaine de députés sont mis en cause ainsi que six membres du gouvernement, dont ce ministre au Commerce extérieur, Mark Garnier. Son ancienne collaboratrice, elle, l’a dénoncé publiquement.
Il l’avait affublée du surnom de “sugar tits”, traduction “tétons en sucre”. Un jour, il l’avait même emmené jusqu’à un sex-shop pour qu’elle achète des accessoires. Face au scandale grandissant ce ministre a reconnu les faits dans la presse le week-end dernier avec un bémol, pour lui c’était juste de la complicité amicale et non du harcèlement.

Comment ces plaintes ont-elles été accueillies par la classe politique ?

Ce ministre, Mark Garnier, est désormais sous le coup d’une enquête du gouvernement et pourrait être évincé dans les jours qui viennent.
Face à l’ampleur de la polémique et au nombre de ministres impliqués, Theresa May envisagerait de remanier une partie de son gouvernement.

L’affaire a même déclenché un débat au parlement lundi.
Il est question de mettre en place un régulateur indépendant qui recevrait les plaintes de tout employé victime de harcèlement
Le président de la chambre des communes a promis une tolérance zéro contre les fautifs.

Certains députés, eux, mettent en garde contre l’ambiance de chasse aux sorcières qui règne à Westminster depuis cette affaire. Ils dénoncent un climat de dénonciations sur la base de rumeurs dont certains députés innocents pourraient faire les frais.