La surtaxe d’habitation s'envole dans plusieurs grandes villes

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L'édito économique est une chronique de l'émission Europe matin
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Plusieurs grandes villes françaises vont augmenter cette année leur taxe sur les résidences secondaires. Objectif : dissuader les propriétaires de louer plusieurs meubles touristiques via Airbnb.

On connaissait la taxe d'habitation, un peu moins la surtaxe d'habitation. Il s'agit en réalité d'un impôt sur les résidences secondaires, dont le taux est en train de s’envoler dans plusieurs grandes villes.

Dissuader les meublés touristiques de type Airbnb. Cette taxe devrait passer de 20% à 60% à Nice ou à Saint-Nazaire, de 20 à 50% à Bordeaux, et devrait même doubler à Saint-Jean-de-Luz pour atteindre 40% cette année. À Toulouse, le maire indique aux Echos "y réfléchir". Cette taxe, dont on avait un peu oublié l'existence, a été instaurée sous la présidence de François Hollande en 2017. Son but était alors d'endiguer la déferlante de Airbnb dans les villes, en dissuadant les propriétaires de multiplier l'achat de logements pour les louer via cette plateforme. Pour le contribuable, cette facture supplémentaire peut atteindre 150 euros. 

Une union sacrée d'élus pour faire pression. On sait déjà que la surtaxe d'habitation devrait survivre à la suppression de la taxe d'habitation promise par le gouvernement. Plusieurs élus font déjà le siège de Bercy pour qu'elle soit sauvée en la fusionnant avec une autre taxe, celle sur les logements vacants. Ce lobbying émane d'élus de tous bords, aussi bien communistes que républicains. Il faut dire que derrière le prétexte de lutter contre Airbnb, c'est bel et bien une façon pour les communes de compenser la baisse des dotations de l'Etat avec de nouvelles recettes. Vu l'empressement des maires à augmenter les taux, on sent que cette hausse ne sera pas anecdotique.