La revanche de la SNCF sur Blablacar

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L'édito économique est une chronique de l'émission Europe matin
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La libéralisation d'une partie du secteur des transports, grâce à la loi Macron, a permis aux grands groupes de concurrencer les acteurs de l'économie collaborative dans ce domaine.

Le phénomène BlablaCar serait-il en train de s’essouffler ? Après un succès époustouflant ces dernières années, l’entreprise de covoiturage connait ses premières difficultés. Et c’est surtout en France que le coup d’arrêt est visible, notamment à cause des fameux cars Macron, l’un des secteurs libéralisés par l’actuel président de la République lorsqu’il était encore à Bercy

Le succès des Ouibus de la SNCF. En effet, plusieurs transporteurs se sont engouffrés dans la brèche ouverte par l'ancien ministre de l'Economie, à commencer par la SNCF avec ses Ouibus à prix cassés, avec le Wifi et de la place pour emporter des bagages. Résultats : c'est un vrai succès sur les longues distances et 25 % de part de marché en moins pour les sites de co-voiturage dont BlaBlaCar est le leader.

Rester à la pointe de l'innovation pour survivre. Pour l'heure, le concept même de covoiturage n'est pas encore menacé. BlaBlaCar compte tout de même 40 millions d’utilisateurs dans 19 pays dont 10 millions rien qu'en France. Mais c’est une sérieuse alerte, comme pour d’autres start-up d’ailleurs devenues des icônes de l'ubérisation de la société. Après avoir été bousculé par le numérique sur leurs métier traditionnels, les grands groupes réagissent en imitant souvent les méthodes de ces start-up voire en les rachetant. Ils ont pour eux la puissance financière. Tout l’enjeu pour BlaBlacar, comme pour les autres, ce sera de rester à la pointe de l’innovation dans les années qui viennent.