Hécatombe à la tête d’Airbus suite aux soupçons de corruption qui pèsent sur le groupe

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L'édito économique est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Daniel Fortin fait le point sur une question d'actualité économique.

C’est l’hécatombe à la tête d’Airbus qui devrait perdre son président mais aussi son directeur général, emportés par les soupçons de corruption qui pèsent sur le groupe.

Tom Enders, le président allemand du groupe, a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat en 2019 et son directeur général, le français Fabrice Brégier qui aurait pu lui succéder, serait également évincé, selon nos informations. Tom Enders estimant qu’il n’a pas été suffisamment solidaire dans l’épreuve que traverse le groupe. Airbus est soupçonné d’avoir versé des commissions à des intermédiaires pour vendre des avions en Turquie en Chine et en Autriche.

Mais pourquoi ces départs, est-ce un aveu de culpabilité ?

C’est en tout cas une tentative d’amadouer les juges qui instruisent ces affaires. Il faut savoir que depuis le début Airbus a décidé de coopérer afin d’essayer d’éviter de très lourdes condamnations au pénal. Pour autant, le groupe risque gros. Dans le pire des cas, des amendes équivalents à 30% de son chiffre d’affaire, soit au bas mot 20 milliards d’euros. C ‘est une somme énorme qui justifie que tout soit mis en œuvre pour éviter une telle condamnation, tout y compris le départ des dirigeants.