Comment la France va renforcer son dispositif anti-OPA étrangères

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L'édito économique est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque matin, Nicolas Barré fait le point sur une question d'actualité économique.

La France va muscler son dispositif anti-OPA étrangères. Ce sera annoncé aujourd’hui par Edouard Philippe.

Le premier ministre va faire cette annonce lors d’un déplacement chez L’Oréal, tout un symbole. Car même si les shampoings et cosmétiques ne font pas officiellement partie des secteurs stratégiques, le message est clair : oui aux investissements étrangers, mais pas partout. Le décret Montebourg donnait déjà un droit de veto pour bloquer les rachats d’entreprises dans l’énergie, l’eau, les transports, les télécoms et la santé. Edouard Philippe annoncera tout à l’heure que ce droit de veto s’appliquera aussi à l’intelligence artificielle, aux données, aux nanotechnologies, au spatial et aux infrastructures financières.

Et il se dote aussi de nouvelles armes.

Si un investisseurs étranger ne respecte pas ses engagements en termes d’effectifs ou de promesses d’investissement -on pense à General Electric-Alstom- l’Etat pourra infliger des amendes mais aussi suspendre les droits de vote de ces investisseurs étrangers dans les sociétés françaises. L‘Etat envisage aussi de se doter de ce que l’on appelle une "golden share", une action en or qui est comme un joker et lui permet de bloquer une décision, là encore dans des secteurs stratégiques comme la défense. Message d’Edouard Philippe : on est ouverts mais pas naïfs.