Carlos Ghosn prépare sa succession

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito économique est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Le dauphin de Carlos Ghosn à la tête de Renault doit être désigné en février prochain, autant dire qu’en coulisses, on s’active comme jamais.

Qui succédera à Carlos Ghosn, l’emblématique patron de Renault ? La course est lancée et le défi est considérable.

Oui le dauphin de Carlos Ghosn à la tête de Renault doit être désigné en février prochain, autant dire qu’en coulisses, on s’active comme jamais pour trouver un profil à la hauteur. C’est crucial car Renault est le pilier de l’Alliance qui réunit Renault, Nissan et Mitsubishi. Une alliance devenue le numéro un mondial cette année et qui a été façonnée par Carlos Ghosn. Alors il ne va pas partir comme ça. Il va lâcher la direction opérationnelle de Renault, comme il l’avait fait l’an dernier chez Nissan. En tant que président, il continuera à jouer un rôle majeur à la tête du groupe mais le choix de son successeur chez Renault marque une étape clé… et risquée.

Pourquoi ?

Parce que son successeur chez Renault devra veiller à ce que cette Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi aille encore plus loin dans les développements communs et dans l’intégration. Ensuite parce que Carlos Ghosn jouit d’une légitimité exceptionnelle au Japon, où se trouve le centre de gravité du groupe. Il faut donc que son successeur soit adoubé par les Japonais, c’est rare, difficile pour un gaïjin, un étranger en japonais, mais absolument indispensable. Il y a des profils en interne comme Thierry Bolloré, le numéro 2 de Renault. Il y en a d’autres à l’extérieur comme le numéro 2 de Toyota, un Français, Didier Leroy, mais il n’a que 4 ans de moins que Ghosn. Il y a des profils plus atypiques comme Fabrice Brégier qui vient de quitter Airbus. L’enjeu on le connaît : assurer la pérennité d’une aventure industrielle hors norme qui a placé Renault au cœur d’un groupe devenu en 20 ans le leader mondial d’une industrie automobile en pleine révolution. Sacré défi !