Un robot capable d'imiter notre écriture à la perfection

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Innovation est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Ce matin, un robot capable d’imiter notre écriture à la perfection et donc d’écrire à notre place.

Vous me recopierez cent fois : "Je ne ferais plus l’andouille avec mes camarades de classe", vous vous souvenez ?
Avec ce service, ça va devenir beaucoup plus facile : il permet de taper un texte sur ordinateur et de le transformer en note manuscrite.

Attention, ce n’est pas un scanner qui va numériser chaque lettre. On analyse tout ce qui rend notre écriture unique : vitesse, angle et façon de lier certaines lettres pour ensuite être capable de reproduire n’importe quel texte, à notre place, avec un vrai stylo, tenu par un bras robotisé.

A part pour les punitions, à quoi ça sert ?

A faire croire qu’on a pris le temps de prendre un stylo et une feuille pour écrire un petit mot.
Nous sommes souvent beaucoup plus sensibles à une carte écrite à la main que nous lirons alors que l'on y prête pas forcément attention lorsqu'elle arrive par mail.
On est beaucoup à réagir comme ça. C’est pour ça qu’il va y avoir un retour à l’écriture manuscrite et que l’on va pouvoir envoyer des centaines de cartes manuscrites sans crampe de la main, exactement comme on enverrait un mail.

Ça veut dire qu’on va recevoir des cartes de vœux écrites par des robots ?

Il y a des chances effectivement. C’est un service fait avec des graphologues américains qui s’appelle Bond. Il vise essentiellement les entreprises pour leurs cartes de vœux et les courriers de leurs services client.
En plus, si le robot écrit 100 fois le même message, il va ajouter des petites variations sur les lettres pour que ça paraisse plus naturel. Donc ce sera quasiment impossible à détecter mais ce n’est pas très grave.
Le problème c'est qu’il imite aussi parfaitement les signatures et ça, ça peut donner des idées à certains.


Cette chronique a été réalisée par Anicet Mbida.