La question qui met d'accord Trump et Clinton

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En route pour la Maison-Blanche est une chronique de l'émission Europe soir
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Les deux candidats ont désigné la même personne comme chef d'Etat qu'ils admirent le plus.

C’est suffisamment rare pour être souligné. Pour une fois, Donald Trump et Hillary Clinton sont d’accord. Les deux candidats ont fait la même réponse quand on leur a demandé, chacun de leur côté, quel était le dirigeant dans le monde qu’ils admiraient le plus. Ils ont cité le même nom, avec quelques nuances. "J’aime de nombreux dirigeants dans le monde, mais l’une de mes préférées, c’est Angela Merkel. Je pense qu’elle a été une dirigeante extrêmement forte pendant cette période difficile en Europe et j’admire sa bravoure dans la crise des réfugiés", a expliqué Hillary Clinton. "Bon, je pense que Merkel est une grande dirigeante mondiale mais elle m’a beaucoup déçue quand elle accepté toute cette immigration. Je pense que c’est un problème", a de son côté répondu Trump.

Angela Merkel désignée par les deux candidats. Trump et Clinton, tous les deux admirateurs de l’Allemande Angela Merkel. Avec des réserves pour le milliardaire, pas toujours très cohérent. Il avait auparavant utilisé la chancelière comme argument repoussoir en disant que :  "Hillary Clinton voulait être la Merkel américaine et laisser entrer des tas de réfugiés aux Etats-Unis". Au moins, il n’a pas cité Vladimir Poutine, ce qui aurait provoqué une nouvelle tempête.

Et si l’on demande, d’un seul coup, aux candidats le dirigeant qu’il préfère c’est suite à une nouvelle gaffe du troisième homme de la campagne. Nous en avions déjà parlé, le petit candidat Gary Johnson avait demandé "c’est quoi Alep" quand il avait été interrogé sur la situation en Syrie. Il a remis ça, il a eu une nouvelle absence, un nouveau "moment Alep" comme il dit.

-         Qui est votre dirigeant préféré dans le monde ?

-         Qui je préfère….

-         N’importe quel dirigeant étranger que vous respectez.

-         Je crois que j’ai un "moment Alep"…

-         Mais je vous donne le monde entier

-         Je sais, je sais

-         N’importe qui dans le monde que vous aimez ! N’importe qui !

-         L’ancien président du Mexique…

-         Lequel ?

-         Je crois que j’ai un trou de mémoire …

-         Mais dites n’importe quel nom !

Cet homme veut donc être président des Etats-Unis et est même crédité de 7 % en moyenne dans les sondages…

Alicia Machado encore au centre de la campagne. Sur Angela Merkel, les deux candidats sont à peu près d’accord, en revanche, il y a une autre femme qui les divise dans la campagne : l’ancienne Miss Univers. Cette femme, c’est Alicia Machado, celle que Donald Trump surnommait Miss Piggy et qui a été citée par Hillary Clinton dans le débat télévisé, lundi soir. Depuis elle est à la Une partout, à raconter comment Trump la traitait de grosse et l’humiliait. Et cela agace le milliardaire, voire l’empêche de dormir tout en haut de sa Tour à Manhattan. Cette nuit, entre trois et cinq heures du matin, il a contre-attaqué sur Twitter avec une série de messages rageurs : "Hillary la crapule s’est faite avoir par une arnaqueuse, la pire des Miss Univers. Elle n’a pas vérifié son passé. Allez donc voir sa "sex tape", sa vidéo sexuelle".

Le réseau social Twitter est vraiment l’arme préférée de Donald Trump pour régler ses comptes. Il vient d’ailleurs de s’en prendre aux journaux qui appellent à voter contre lui. C’est bien fait s’ils perdent des lecteurs ! Il est vrai que ces derniers temps, deux quotidiens du Texas et d’Arizona très conservateurs ont pour la première fois de leur histoire refuser de soutenir le candidat républicain et ont subi une campagne de désabonnement. Le quotidien très populaire USA Today a pour la première fois de son histoire pris position dans une élection, contre Donald Trump.

Le son du jour. Enfin, le son du jour est celui d’un enfant en train de pleurer. Un enfant qui pleure, assis dans un caddie de supermarché. Des pleurs de terreur. Pourquoi ? Il est au rayon déguisement et son papa lui montre un masque de Donald Trump. D’ailleurs, le papa un peu sadique semble bien s’amuser à faire peur à son petit garçon. Une idée pour Halloween, c’est juste avant l’élection !