Russie : le dernier clip de Robbie Williams met les tabloïds en fureur

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Derrière le buzz est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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La presse russe s'est enflammée en découvrant la dernière chanson de Robbie Williams ainsi que son clip, Party like a russian.

Dans la presse internationale, la dernière chanson d’une star britannique enflamme les médias en Russie. La presse n’a pas aimé du tout le dernier clip de Robbie Williams, Party Like a russian.

Faire la fête comme un russe, c’est le titre de son dernier single qui est sorti ce week-end, rythme pop sur les cordes de prokoviev. À l’écran la star déambule sous les ors d’un palais entouré de bonnes sexys et d’une armées de mariées, vénales, qui se pendent à sa veste pendant qu’il se goinfre de caviar. Voilà la première indignation, "c’est sa conception de la fête en Russie" s’indigne le tabloïd Life qui convoque un panel d’experts pour démonter une chanson au bord du racisme. "On a eu les ours, la balalaïka, s’indigne l’un d’eux, maintenant c’est la corruption des oligarques qui est devenue une espèce de genre pour décrire la Russie". "Ce clip, c’est de la merde" juge carrément un autre, parce qu’il montre une élite vulgaire, à mille lieu de la beauté et du romantisme, qui évidemment caractérisent l’âme russe. 

Les paroles de la chanson sont également très dures.

"Je prélève l’argent du pays, je construis ma station spatiale, faire la fête comme un oligarque". Le merci du refrain, en russe, sonne comme une accusation. Facile, en terme d’accaparement  de la richesse, on ne peut pas dire que les milliardaires occidentaux soient en reste mais cela enchante une presse furieusement anti-pouline en ce moment. La maison de disques communique d’ailleurs sur l’audace de Williams, surfant sur ce sentiment anti-russe exacerbé par l’actualité et par ce qui se passe en Syrie. La star, devient un chanteur engagé. Mais à l’Est, la communication est différente. Non, rien à voir avec le président russe, promet Robbie Williams, qui fait profil bas sur Twitter, gêné sans doute d’être à ce point ridiculisé dans la presse d’un pays qui lui rapporte beaucoup. Car la presse russe le souligne : il connaît vraiment bien son sujet puisque le mois dernier il s’est fait payer près de deux millions d’euros pour animer la soirée de mariage de la fille d’un magnat du pétrole. Avec cette chanson c’est une source de revenus qui vient de se tarir, s’amuse une éditorialiste qui enfonce le clou "dommage que sa chanson soit un flop en Grande-Bretagne, elle est 53e des ventes, car il aura du mal, désormais, à se produire en Russie".