Arctique : des chercheurs encerclés et bloqués par des ours polaires

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Derrière le buzz est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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En Arctique, une dizaine de chercheurs sont encerclés par une meute d’ours polaires dans leur station et ne pourront pas être secourus avant un mois.

Dans la presse internationale, le cauchemar vécu par des scientifiques russes en Arctique.

Cinq chercheurs vivent totalement retranchés dans leur station météo, sur une toute petite île située à l’extrême Nord de la Sibérie, depuis qu’une horde d’Ours polaires les encercle. 10 adultes et leurs quatre petits oursons qui pèsent quand même chacun près de 300 kilos, ont investi les glaces autour de leur station, dormant sous les fenêtres. Or depuis plusieurs jours, les chercheurs étaient à cour de fusée. Quand les ours ont dévoré leur chien, ils se sont barricadés et ont appelé à l’aide. Problème, le petit archipel d’Izvestiy Tsik est quand même un peu loin au sud de la mer de Kara, le prochain bateau de ravitaillement ne sera là que dans un mois. On a d’abord demandé à l’équipe scientifique de prendre son mal en patience avant de se raviser face à leur panique. Un hélicoptère leur a livré cette nuit trois jeunes chiens et une caisse de fusées.

Et ça suffit ça, pour repousser des ours polaires ?

Au moins pour quelques jours, mais c’est tout le problème. Ces ours n’auraient jamais dû être là, normalement ils fuient la présence humaine en rejoignant d’autres îles de l’archipel, mais cette année les glaces ont fondu si vite qu’ils n’ont pas eu le temps de quitter l’île principale. Le réchauffement a fait évoluer la faune autour d’eux, ils n’ont rien à manger et se rapprochent donc des poubelles. Ils devraient rester, pendant au moins deux mois encore, le temps que l’hiver arrive et que les glaces côtières se reforment. Ces scientifiques sont donc coincés avec pour seules armes ces fusées éclairantes et des balles en caoutchouc qui ne sont pas très efficaces contre dix prédateurs de près d’une tonne. Il faut rappeler que tuer un ours polaire est interdit en Russie, l’espèce qui est en voie de disparition ne compte plus dans le monde que 25.000 spécimens.