Silvio Berlusconi : "Mettez-vous face à moi. J'ai fait un lifting en Tunisie, je peux plus bouger la tête"

  • A
  • A
Commandeur News est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

L’ancien Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, est l'invité de Commandeur News pour évoquer l'étrange affaire qui secoue l'église italienne.

Ce matin, vous évoquez une bien étrange affaire qui secoue l’église italienne.

Julie : L’info est tombée hier : le Père Contin de l’Église San Lazzaro située à Padoue au Nord de l’Italie est accusé d’avoir organisé des parties fines dans son église, carrément ! Avec nous dans ce studio, l’ancien Président du Conseil italien Silvio Berlusconi !

Silvio : C’est à moi de parler, Giulia ? Je suis tellement déstabilisé, c’est une catastrophe !

Julie : On vous comprend, c’est une affaire extrêmement grave.

Silvio : Mais je m’en fous de cette histoire. J’ai une douleur à la mâchoire ma chérie, je me suis fait tirer les joues en Tunisie parce que c’est moins cher la chirurgie esthétique là-bas, je peux plus tourner la tête. Les seins de ma femme ont explosé sur Easyjet au retour. Allez, balance l’hymne italien, je vais faire une déclaration depuis la France.
Mes chers compatriotes transalpins et transalpines, je viens de prendre connaissance de cette affaire extrêmement grave d’orgies organisées dans une église de Padova, de Padoue, par le Père Contin. Je suis dévasté par cette débauche de sexe, de vulgarité, dans un lieu saint : l’église, foyer spirituel et rassurant dans ce monde qui part à la dérive.
C’est pour cette raison que je me rends immédiatement dans les minutes qui viennent à Padova à l’Eglise San Lazzaro, avec ma femme, (qui elle-même a été profondément touchée par ce scandale) sans escorte, journalistes, et caméras pour prier et faire en sorte que ce lieu retrouve toute sa sainteté.
On est bien en direct là ?

Julie : Oui bien sûr, pourquoi ?

Silvio : Je répète, Père Contin, on vient à l’Église San Lazzaro ce soir mercredi 4 janvier. On prend le vol Paris–Venise Air France. On prend plus Easyjet avec ma femme, c’est trop dangereux, de 9 h 30 qui arrive à 11 h 10. 1h40 de vol. Le temps de prendre la voiture de location, c’est un aéroport qui est petit mais faut compter 30 minutes quand même, puis j’ai regardé sur Mappy, l’affaire est trop grave, il faut 41 min pour 38,7 km. Je serai donc à l’Église San Lazzaro vers midi vingt et une. Midi vingt-sept vingt-huit, si on s’arrête sur l’autoroute acheter un sandwich triangle qu’on mangera dans la voiture. Évidemment.

Julie : C’est touchant de vous prendre certains sujets à ce point à cœur !

Silvio : C’est normal Giulia. Et je peux vous dire qu’à midi trente cette affaire prendra une autre dimension. Je punirai les coupables moi-même, d’une manière que j’ai tout l’avion pour me décider. Voilà, je traîne pas, je dois aller prier. Et je mettrai un cierge pour que vous et vos familles ayez une longue vie. Allez Suzanna, on file à Roissy : youhou !!!!